100 jours avant l’ouverture au Sri Lanka de la CoP18 de la CITES

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

100 jours avant l’ouverture au Sri Lanka de la CoP18 de la CITES

Genève, 12 février 2019 – Dans 100 jours exactement, les 183 Parties à la CITES (182 pays, plus l’Union Européenne) se réuniront au Centre international des conférences du Bandaranaike Memorial, à Colombo, Sri Lanka, pour la prochaine Conférence mondiale de la vie sauvage – 18e session de la Conférence des parties à la CITES (CoP18) du 23 mai au 3 juin.

Les 107 documents de travail et 57 propositions d’inscription (ce qui constitue un record) reflètent l’immense intérêt que suscitent à travers le monde les thèmes de la conservation et de l’utilisation durable de la faune et de la flore sauvages. Le nombre de points à l’ordre du jour ayant progressé de 20%, la CoP18 pourrait bien devenir la plus importante session de la Conférence des Parties dans l’histoire de la CITES.

La Secrétaire générale de la CITES, Ivonne Higuero, a dit : « L’intérêt croissant que suscite la CITES est la preuve de la confiance que les gouvernements du monde entier accordent à cette Convention. Il démontre aussi que les Parties aspirent à faire de la CITES un mécanisme propre à réaliser les Objectifs de développement durable de l’ONU dans la mesure où elle veille autant à la durabilité environnementale que sociale et économique. Les Parties à la CITES font également montre de leur volonté de réajuster l’axe d’intervention de la Convention vers un meilleur équilibre entre une réglementation efficace du commerce international des espèces animales et végétales sauvages, et la lutte contre le trafic des espèces sauvages devenue ces dernières années une cause mondiale. Par exemple, la proposition de renforcer les avis d’acquisition légale et de durabilité, les propositions en vue d’actions mieux coordonnées de renforcement des capacités, dont un Programme d’assistance au respect de la Convention et une résolution sur les organes de gestion CITES, qui contribuent ensemble à la lutte contre le trafic. La Vision stratégique de la CITES pour 2021 à 2030 figure également parmi les priorités à l’ordre du jour. »

« L’accélération de la disparitions des espèces pour des causes multiples a mis en danger les fonctions sociétales, économiques et de bien être de la planète. En tant que pays insulaire, le Sri Lanka relève les défis et croit fermement à la nécessité d’un partenariat mondial pour lutter contre les menaces et difficultés que nous rencontrons dans nos efforts en vue de réaliser les Objectifs de développement durable, les Objectifs d’Aichi et la Vision stratégique de la CITES. Nous sommes impatients d’accueillir la CoP18 et de faire du Sri Lanka la vitrine des moyens d’existence durables et de la conservation des espèces. Tout est aujourd’hui en place pour que la Conférence soit une réussite », a dit le Ministre du Tourisme du Sri Lanka, John Amaratunga.

Préparation de la CoP18

Les documents de travail sont postés sur le site web de la CITES au fur et à mesure de leur rédaction. Entre temps, d’importantes réunions aux niveaux international ou régional et des réunions sur des questions spécifiques se tiennent déjà, avant que les 183 Parties à la CITES se réunissent en mai. Par exemple :

  • Une réunion de consultation avec les parties prenantes et les pays membres de l’Union Européenne a été organisée par la Commission européenne le 29 janvier pour discuter des positions de l’UE au regard des propositions à l’ordre du jour de la CoP18. Par ailleurs, les 28 membres de l’UE se réuniront au moins une fois par mois d’ici la CoP18.
  • La région Amérique du Nord organise une réunion du 8 au 11 avril 2019 à Victoria, Canada, pour coordonner les positions sur les questions soulevées à la CoP18.
  • La région Océanie se réunira aux Samoa du 25 au 27 mars pour préparer la CoP18. La réunion est facilitée par le Secrétariat du Programme régional océanien de l’environnement (PROE). Le Secrétariat de la CITES sera présent à cette réunion en soutien aux Parties de la région.
  • Le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) conduit par le Secrétariat de la CITES dirige la préparation de la troisième session mondiale des réseaux de lutte contre la fraude liée aux espèces sauvages qui se réunira pendant la CoP18.
  • Le Sri Lanka, le pays hôte de la CoP18, organise du 15 au 16 mars 2019 un Dialogue mondial sur le trafic des espèces sauvages à l’Université de Colombo.
  • Plusieurs réunions sur les requins et les raies en relation avec la CoP18 seront organisées dans le monde de mars à avril 2019, notamment en République dominicaine, en Jordanie, aux Maldives, aux Samoa et au Sénégal. Ces réunions sont dirigées par diverses Parties à la CITES et diverses ONG.

Quelques temps forts à l’ordre du jour de la CoP18

L’ordre du jour de la CoP18 est riche et varié. Beaucoup de questions sont des thèmes récurrents des sessions des Parties à la CITES dans la mesure où elles exigent une attention continue, comme la lutte contre la fraude, le renforcement des capacités et la traçabilité, ainsi que la conservation et le commerce des éléphants, rhinocéros, grands félins, esturgeons ou bois d’agar.

La CoP18 examinera 57 propositions d’amendements aux Annexes de la CITES qui dressent la liste des espèces soumises aux contrôles CITES sur le commerce, notamment des propositions visant à inscrire à ces Annexes de nouvelles espèces de requins et de raies ainsi que de nouvelles essences de bois. Chacune des 3 propositions relatives aux requins et aux raies ont été soumises conjointement par plus de 50 pays, preuve d’un appui sans précédent à l’inscription à la CITES d’espèces marines à forte valeur commerciale.

La CITES abordera également plusieurs questions difficiles et litigieuses, celles pour lesquelles les Parties ont des approches divergentes, par exemple le commerce des éléphants et de leur ivoire ou des cornes de rhinocéros, certaines propositions visant à limiter plus encore leur commerce, d’autres contre-propositions visant à supprimer les restrictions.

La CITES doit-elle jouer un rôle dans la gestion d’espèces non inscrites à ses Annexes ? Certaines Parties pensent qu’elle le devrait. Un nombre étonnant de documents de travail, contrairement aux propositions d’inscriptions qui sont moins nombreuses, ont trait à une vaste gamme d’animaux et de plantes qui ne sont pas actuellement protégés dans le cadre de la CITES, mais dont le commerce est source d’inquiétudes. Ces documents soumis par les Parties proposent que soient examinés plusieurs grands groupes d’espèces, comme tous les oiseaux chanteurs, tous les amphibiens, tous les requins et raies, tous les poissons d’ornement marins et toutes les essences de bois de rose, afin de savoir si, d’une façon ou d’une autre, ces espèces pourraient tirer avantage de voir leur commerce contrôlé par la CITES.

Une majorité d’animaux et de plantes « sauvages » commercialisés dans le cadre de la CITES ne sont en réalité pas collectés dans la nature pour les spécimens vivants, mais reproduits en captivité ou cultivés. De nombreux documents soumis à la CoP18 visent à examiner le commerce de spécimens d’animaux ou de plantes d’origine autre que sauvage.

La criminalité liée aux espèces sauvages sera cette fois encore un important sujet de discussions, notamment les moyens de lutte contre la corruption, la criminalité liée à Internet, l’utilisation des applications criminalistiques sur le terrain des infractions et d’autres encore. La CoP18 examinera également une proposition en faveur de la création d’une base de données pour le stockage et la gestion des données sur le commerce illégal recueillies par le biais des rapports annuels CITES sur le commerce illégal. Cette base de données serait un puissant outil permettant d’informer le processus décisionnel des Parties et d’appuyer l’élaboration de ripostes appropriées à la criminalité liée aux espèces sauvages.

Le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) organisera plusieurs manifestations en marge de la CoP18, notamment le lancement d’un Guide de déontologie destiné aux organismes de gestion des espèces sauvages, du deuxième Rapport mondial sur la criminalité liée aux espèces sauvages et les capacités élaboré par INTERPOL pour appuyer les efforts des Parties dans leur lutte contre la criminalité liée à Internet. L’ICCWC organisera également la troisième session mondiale des réseaux de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, tandis que le groupe de travail d’INTERPOL sur la criminalité liée aux espèces sauvages organisera sa 30e session.

La dimension du bien-être humain est abordée par le biais des questions d’utilisation durable des espèces sauvages et des moyens d’existence des communautés rurales, sur des thèmes comme : la CITES et les moyens d’existence, la sécurité alimentaire, la création ce comités des communautés rurales et le mécanisme participatif pour les communautés rurales. Est également concerné le commerce des anguilles, des strombes géants, de la viande de brousse, etc. qui sont tous essentiellement utilisés pour nourrir les populations humaines.

Pourquoi la CoP de la CITES est-elle appelée la Conférence mondiale de la vie sauvage ?

Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi la CoP18 de la CITES est aussi dite Conférence mondiale de la vie sauvage ? C’est parce que la Conférence plénipotentiaire organisée du 12 février au 2 mars 1973, à Washington D. C. où a été signée la Convention, avait été appelée Conférence mondiale de la vie sauvage. Nous perpétuons cette tradition !

Le Sri Lanka est prêt pour une grande CoP18

En organisant la CoP18, le Sri Lanka s’est donné l’occasion de présenter au monde sa faune et sa flore sauvages qui, sont à la fois uniques et admirables, ainsi que ses nombreuses réussites en matière de conservation de la nature.

Il s’agit de la première session de la Conférence des Parties à la CITES en Asie du Sud depuis la CoP3 organisée en 1981 à New Delhi, Inde, Ce sera aussi la deuxième Conférence des Parties organisée dans un pays insulaire.

« La détermination du Sri Lanka à éradiquer la menace du commerce illégal des espèces menacées d’extinction est parfaitement documentée et nous restons fermement engagés dans la protection de toutes les espèces. En tant que point névralgique maritime et biologique du sous-continent indien, le Sri Lanka est fier d’être le deuxième pays insulaire à accueillir la CoP de la CITES. Le fait que la réunion au Sri Lanka soit sensibilisée aux émissions de carbone est également la preuve de notre engagement en faveur de la protection de l’environnement. Nous avons hâte de montrer aux participants à la CoP nos atouts touristiques comme nos parcs naturels qui accueillent des milliers d’éléphants, nos espaces maritimes grouillants de baleines et de dauphins, nos forêts qui abritent nombre d’espèces menacées, nos zones humides, mangroves, jardins botaniques et autres merveilles » a dit John Amaratunga.

« À la CoP18, les débats auront d’importantes répercussions sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, surtout dans le contexte de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et de la réalisation des Objectifs du développement durable. Nous espérons sincèrement avoir le plaisir de vous accueillir à Colombo en mai prochain et d’aider toutes les parties prenantes à progresser vers la réalisation des engagements pris en faveur de la biodiversité mondiale » a ajouté Ivonne Higuero.

La Secrétaire générale est invitée à se joindre au Ministre du Tourisme et de la vie sauvage pour planter un arbre dans une forêt de la région de Nik Haha, la veille de l’ouverture de la CoP18, laquelle sera labellisée « Forêt CITES » pour marquer la CoP18.

Note aux rédacteurs : Pour plus d’informations, veuillez contacter Liu Yuan à +41 22 917 8130 ou[email protected]

Au sujet de la CITES

Avec 183 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.

La CITES règlemente le commerce international de près de 36 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.

La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973 et est entrée en vigueur le 1 juillet 1975.

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