500 spécialistes se penchent sur le commerce durable de plantes et d’animaux sauvages avant la prochaine Conférence mondiale sur les espèces sauvages

Pour les médias seulement :
ce communiqué n’est pas un document officiel.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

500 spécialistes se penchent sur le commerce durable de plantes et d’animaux sauvages avant la prochaine Conférence mondiale sur les espèces sauvages

 

Genève, 27 juillet 2018 – Du 16 au 26 juillet, un nombre record de Parties, d’organisations intergouvernementales, d’organisations non gouvernementales et de représentants du secteur privé ont assisté, à Genève, à la 30e session du Comité pour les animaux et à la 24e session du Comité pour les plantes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) – le traité qui réglemente le commerce mondial des espèces sauvages.  

Le Comité pour les animaux et le Comité pour les plantes de la CITES se réunissent une fois par an pour donner des avis scientifiques sur les moyens de maintenir le caractère durable du commerce mondial des espèces sauvages et de leurs produits, pour les plus de 36 000 espèces relevant de la Convention. Les membres et membres suppléants des Comités représentent toutes les régions, à titre personnel ; tous les autres participants sont des observateurs.

« Ces deux dernières semaines, les deux comités scientifiques de la CITES ont examiné un large éventail de thèmes. Le Comité pour les animaux a donné des orientations techniques et scientifiques sur la gestion du commerce d’espèces marines très variées, des lions, des trophées de chasse de léopards et des grands singes, pour ne citer que quelques exemples. Une grande partie des travaux du Comité pour les plantes était axée sur les espèces d’arbres et les bois de grande valeur mais aussi sur le bois d’agar, les orchidées et le prunier d’Afrique Prunus africana. Conjointement, les deux comités ont examiné comment aider les Parties à la CITES à réaliser des avis de commerce non préjudiciable, comment renforcer les capacités et comment résoudre les difficultés en matière de réglementation du commerce d’« espèces sauvages » issues de nouvelles biotechnologies » a déclaré Tom De Meulenaer, chef des Services scientifiques au Secrétariat CITES.

« À chacune de leurs sessions, les Comités examinent les informations disponibles sur le commerce et font des recommandations propres à certaines espèces – et à certains pays – pour veiller à ce que le niveau des exportations reste durable. Cet examen régulier est capital si l’on veut s’assurer que le commerce d’espèces sauvages inscrites à la CITES ne nuit pas aux populations sauvages. À cette occasion, les Comités ont donné leur avis sur environ 30 cas -- des perroquets du Guyana et du Suriname aux bois précieux de plusieurs pays d’Afrique centrale », a ajouté M. De Meulenaer.

Les Comités donnent des conseils sur les activités à mener pour renforcer les capacités des autorités scientifiques des Parties à la CITES, et les aider à rendre des avis de commerce non préjudiciable (ACNP) reposant sur des bases scientifiques solides et à identifier les espèces inscrites à la CITES.

Ces derniers temps, le public s’est vivement intéressé au commerce d’animaux vivants inscrits à la CITES. Le Comité pour les animaux est en train d’élaborer des orientations non contraignantes pour aider les Parties à déterminer si le destinataire proposé d’un spécimen vivant d’une espèce inscrite à l’Annexe I dispose des installations adéquates pour héberger ce spécimen et en prendre soin.

Le Comité pour les animaux a également discuté de la conservation et de la gestion d’un très grand nombre d’espèces aquatiques marines et d’eau douce, notamment les requins et les anguilles.

En leur capacité d’organes consultatifs scientifiques de la Convention, les Comités ont décidé de questions taxonomiques et de nomenclature et de propositions à transmettre à la prochaine Conférence mondiale sur les espèces sauvages –  la 18e session de la Conférence des Parties à la CITES (CoP18), ainsi que des mesures à prendre pour améliorer les rapports et la traçabilité, tout en soulignant la nécessité de renforcer la coopération régionale.

Dans ses remarques d’ouverture, Mme Adrianne Sinclair, Présidente du Comité pour les plantes, a fait observer que les espèces d’arbres dominent désormais l’agenda du Comité pour les plantes, ce qui est révélateur de l’évolution de la Convention et de la confiance que les Parties à la CITES témoignent à la réglementation d’espèces d’arbres de grande valeur.

Le Comité pour les plantes a pris connaissance des travaux d’application du Programme CITES pour les espèces d’arbres, lancé en juin 2017 pour aider les Parties à appliquer la Convention aux espèces d’arbres dans le cadre de 18 grands projets, en Afrique, Amérique latine et Asie. Le programme est essentiellement financé par l’Union européenne et devrait se poursuivre jusqu’en 2021.

En inscrivant à son ordre du jour les orchidées, le bois d’agar, l’industrie des cosmétiques et en organisant deux activités parallèles sur les plantes médicinales, le Comité pour les plantes a envoyé un message clair à la communauté CITES sur les produits forestiers non ligneux. Le Comité a encouragé un examen plus approfondi de ce thème lorsque la communauté CITES se préparera pour la CoP18.

Cette année, le Comité pour les animaux et le Comité pour les plantes ont connu un niveau record de participation avec des Parties et des organisations qui assistaient à leurs sessions pour la première fois, ce qui témoigne d’un engagement croissant envers la Convention mais ouvre aussi des possibilités d’entendre ces nouveaux participants et de renforcer les partenariats constructifs pour une collaboration future.

Note aux rédacteurs :

Pour plus d’informations, et pour organiser des interviews, veuillez contacter : Liu Yuan au +41 22 917 8130 ou [email protected]

Au sujet de la CITES

Avec 183 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.

La CITES réglemente le commerce international de près de 36 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.

La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973 et est entrée en vigueur le 1er juillet 1975. Pour en savoir plus sur la CITES, veuillez consulter www.cites.org ou les pages suivantes :