La CITES soutient la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages dans la zone protégée la plus important d’Afrique occidentale

Destiné uniquement aux médias;
Document non officiel.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La CITES soutient la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages dans la zone protégée la plus important d’Afrique occidentale

 
Les Directeurs généraux du Bénin, Niger et Burkina
Faso avec les accords signés (Photo: Philippe Bouché)

Genève/Ougadougou, 13 mars 2017- Le 7 mars 2017, au Triple Point, soit au cœur du Parc W, où se rencontrent les territoires du Bénin, du Niger et du Burkina Faso, les Directeurs généraux des organismes de gestion des espèces sauvages de chacun de ces trois pays ont signé un accord visant à renforcer leur collaboration pour l’application des lois de protection des espèces sauvages dans cette zone particulièrement menacée. C’est un « feu vert » donné au lancement d’activités conçues sous l’égide de la CITES pour mettre en place l’amélioration des capacités d’application de la législation, la consolidation de la gestion intégrée de la zone transfrontalière et une meilleure protection de ce qui constitue la zone la plus importante de conservation pour les espèces sauvages en Afrique occidentale, parmi lesquelles, 8900 éléphants.

Les activités à mettre en œuvre selon l’accord ont été définies à la fin de l’année dernière lors d’une réunion entre la haute direction et les gardiens des cinq zones protégées, dans les trois pays, constituant le complexe de parcs nationaux W-Arly-Pendjari (WAP). Cette intervention ciblée, qui devrait s’étendre jusqu’en 2019, est financée par l’Union européenne via le projet MIKES (Lutte contre l’abattage illégal des éléphants et autres espèces menacées) de la CITES, et elle est mise en œuvre en partenariat avec le Bureau régional de l’UICN au Burkina Faso.

Le WAP a été choisi comme l’un des 8 "Sites clés" du projet MIKES où le soutien pour l’amélioration des capacités d’application de la législation est le plus urgent. Ces zones ont été déclarées prioritaires à partir d’évaluations précises des capacités existantes d’application des lois et en raison de leur importance pour la conservation des éléphants, de la cooccurrence d’autres espèces inscrites aux annexes CITES et de l’ampleur du braconnage et autres menaces présentes sur ces sites. Pour chaque site, il existe un ensemble d’activités précises conçues en vue de traiter les problèmes spécifiques à chacun.

Après la signature de l’accord, John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES, a déclaré : « La CITES est particulièrement heureuse d’apporter un soutien en première ligne dans cette zone d’importance majeure pour les éléphants et les autres espèces menacées en Afrique occidentale. Travailler dans cette zone complexe constitue certes un défi, mais étant donné notre solide collaboration actuelle avec les organises nationaux chargés des espèces sauvages, l’UICN, et le soutien financier de l’Union européenne, nous sommes persuadés qu’il est possible d’avoir un impact très concret sur le terrain pour la réduction du trafic d’espèces sauvages dans ces zones clés, tout comme dans l’ensemble de l’Afrique et au-delà. »

Les activités seront mise en œuvre dans cinq zones protégées constituant le WAP: le parc W (Bénin, Burkina Faso et Niger), le parc national du Pendjari (Bénin) et le parc national Arly (Burkina Faso). Ces activités concernent en priorité : renforcement en capacités et performances du personnel de surveillance dans toute la zone ; amélioration de la gestion et de l’application des lois, avec communications au sein de et entre les zones  protégées ; accroissement de l’apport du renseignement à l’application des lois sur les espèces sauvages ; amélioration de la collaboration et du soutien des communautés et des organisations pour les opérations d’application de ces lois.

L’Union européenne apporte son soutien au Parc W depuis 2001 (outre son soutien via MIKES).

Lors de la 17e session de la Conférencedes Parties à la CITES (CoP17), à Johannesburg en septembre/octobre 2016, le Secrétariat CITES a été invité à œuvrer avec ses partenaires pour l’exécution d’activités centrées sur le soutien à la mise en application de la répression des crimes contre la vie sauvage dans les pays d’Afrique centrale et occidentale Voir Décisions 17.97-17.100.

Note aux rédacteurs :

Pour plus d’information, veuillez contacter Liu Yuan à yuan.liu@cites.org,

À propos de la CITES

Avec 183 Parties (182 pays et l’Union européenne), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) demeure l’un des outils les plus puissants au monde pour la conservation des espèces sauvages à travers la réglementation du commerce. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se soigner, se loger, ainsi que pour les souvenirs de voyage, les cosmétiques ou la mode. La CITES réglemente le commerce international de plus de 36 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens d’existence, que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes de la CITES soit durable, légal et traçable. La CITES a été signée à Washington D.C. le 3 mars 1973 et est entrée en vigueur le 1erjuillet 1975.

Pour en savoir plus sur la CITES, veuillez consulter www.cites.org ou les pages suivantes :

www.twitter.com/CITES
www.facebook.com/CITES
www.youtube.com/CITES
www.flickr.com/CITES