Atelier conjoint OMD-Secrétariat CITES en ligne sur les procédures douanières modernes pour améliorer le contrôle du commerce des espèces inscrites à la CITES

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L’Organisation mondiale des douanes (OMD) et le Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ont organisé ensemble un atelier en ligne sur les procédures douanières modernes pour améliorer le contrôle du commerce des espèces inscrites à la CITES, financé par l’Union européenne, du 7 au 9 décembre 2020.

L’événement a rassemblé quelque 200 représentants des organes de gestion CITES et des administrations douanières de plus de 30 pays. Des représentants du groupe de travail du Comité permanent de la CITES sur les autorisations électroniques et les technologies de l’information y ont également participé, ainsi que des personnes ressources déléguées par des agences des Nations Unies, le secteur privé et le monde universitaire.

L’atelier visait à examiner les moyens d’améliorer la mise en œuvre de procédures efficientes et fondées sur les risques pour le contrôle du commerce des espèces inscrites à la CITES, notamment en automatisant les formalités d’autorisation, et à identifier les lacunes éventuelles des résolutions pertinentes de la CITES, particulièrement du point de vue de l’adaptation des formalités d’autorisation de la CITES à l’éventail actuel des pratiques commerciales.

L’atelier a permis aux participants de constater les progrès réalisés dans la mise en œuvre des systèmes d’autorisation automatisés dans des pays du monde entier, notamment dans l’Union européenne, la République démocratique du Congo, le Sri Lanka et le Pérou. Cela a permis de mettre en évidence les nombreux avantages des systèmes d’autorisation électroniques et d’explorer le potentiel de ces systèmes pour d’autres Parties.

L’événement a servi de plate-forme de discussion, de coopération et d’échange de bonnes pratiques entre toutes les parties prenantes concernées. Il a permis de mieux comprendre les rôles et responsabilités de tous les intervenants dans le but de faciliter et de superviser le commerce des espèces protégées par la CITES, et de le maintenir légal, durable et traçable, tout en contribuant à réduire efficacement le commerce illicite.

Mme Ivonne Higuero, Secrétaire générale de la CITES, déclarait : « Il est essentiel que le système d’autorisation de la CITES soit continuellement mis à jour et qu’il évolue pour tirer parti des technologies modernes destinées à renforcer la transparence et la traçabilité tout au long du processus de facilitation du commerce autorisé des espèces inscrites. Nous sommes fermement décidés à soutenir une collaboration plus étroite entre les organes de la CITES et les agences et fonctionnaires des douanes à tous les niveaux, afin de simplifier davantage le commerce légal et de prévenir le commerce illicite ».

« Seule une plus grande coopération entre les autorités douanières et les organes de gestion de la CITES permettra de réduire le commerce illicite des espèces sauvages de manière durable et efficace. L’automatisation, les nouvelles technologies et les techniques modernes de gestion des risques ouvrent la voie à l’amélioration du contrôle du commerce des espèces inscrites à la CITES », soulignait le Dr Kunio Mikuriya, Secrétaire général de l’OMD.