Le deuxième atelier international de formation sur les moyens d’améliorer l’application de la CITES en matière de codes de source et de spécimens reproduits en captivité ou artificiellement s’est achevé au Salvador

Ces dix dernières années, le commerce déclaré d’espèces inscrites à la CITES a connu une importante évolution : les spécimens qui étaient essentiellement d’origine sauvage sont aujourd’hui reproduits en captivité ou artificiellement, au point que plus de 50% des animaux vivants et des végétaux commercialisés proviennent désormais d’élevages ou de pépinières. Cette évolution notable aggrave les difficultés d’application de la CITES lors de la commercialisation de ces spécimens.

Depuis la 15e session de la Conférence des Parties (CoP15, Doha, 2010), les Parties à la CITES se sont attachées à analyser cette tendance et engagés à opérer des modifications immédiates. Ces modifications sont notamment de trouver la solution au problème de l’utilisation potentiellement frauduleuse des codes de source associés à la reproduction en captivité ou à la reproduction artificielle, et de demander au Secrétariat d’élaborer un guide et des documents sur le renforcement des capacités, le but étant d’assurer une meilleure application de la Convention.

« Le Secrétariat de la CITES assiste activement les Parties pour s’assurer qu’elles puissent remplir pleinement leurs obligations découlant de la Convention au regard de la réglementation du commerce des spécimens reproduits en captivité ou artificiellement en élaborant un guide technique et en assurant la formation nécessaire » a dit Ivonne Higuero, Secrétaire générale de la CITES.

En collaboration avec l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Secrétariat a élaboré un guide destiné à orienter l’inspection des installations où se pratiquent la reproduction en captivité et l’élevage en ranch, et à permettre l’application des codes de source CITES. Grâce à ce guide et aux ateliers de renforcement des capacités, les Parties à la CITES ont amélioré leurs connaissances en matière de commerce des spécimens reproduits en captivité ou artificiellement.

Afin d’apporter cet appui aux Parties, un atelier de formation sur l’application du nouveau guide CITES destiné à améliorer l’utilisation des codes de source CITES et les inspections des élevages a été organisé au Salvador par le Secrétariat les 11 et 12 décembre 2018. Après un premier atelier organisé à Bogor, en Indonésie du 1er au 4 mai 2018, cet atelier a réuni 20 participants venus de sept Parties exportatrices d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud, des Caraïbes et d’Amérique du Nord qui représentaient les organes et autorités nationales CITES, ainsi que des spécialistes.

Les participants ont travaillé sur de nombreux exemples de production d’animaux et de végétaux allant des perroquets amazoniens, aux pélobates et plantes d’ornement, Ils ont également utilisé le guide au cours d’une excursion sur le terrain, dans le centre « Iguanas Tropicales S.A. de C.V » qui produit et exporte légalement des reptiles inscrits à la CITES.

Grâce à la formation qu’ils ont reçue, les participants seront en mesure d’utiliser le guide dans leur pays et de former d’autres collaborateurs chargés d’appliquer la CITES.

Cuba, la Colombie, le Salvador, le Guyana, Panama, le Pérou et les États-Unis d’Amérique ont participé à l’atelier. L’appui de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et les généreux financements fournis par l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique ont assuré le succès de cet atelier.