Les espèces clés de la faune sauvage sous les feux de la rampe

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les espèces clés de la faune sauvage sous les feux de la rampe

La CITES rassemble plus de 200 spécialistes de la faune sauvage qui vont examiner les niveaux des échanges commerciaux et l’état de conservation des requins, des serpents, de l’ours polaire,
du lion et d’autres espèces

 

Tel Aviv/Genève, 29 août 2015 – De grands scientifiques venus du monde entier se réunissent entre le 30 août et le 3 septembre 2015 à Tel Aviv, en Israël, pour la 28e session du Comité pour les animaux de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Plus de 200 délégués venus de plus de 50 pays doivent assister à la session, dont des observateurs des Parties, des organes intergouvernementaux, des organisations internationales et de sociétés privées.

L’état de conservation et les niveaux d’exploitation des espèces emblématiques inscrites à la CITES comme l’ours polaire, le lion d’Afrique et l’hippopotame, ainsi que plusieurs autres espèces telles que les pangolins, requins, serpents, raies et esturgeons, vont être examinés cette semaine par les scientifiques. D’autres sujets sont à l’ordre du jour comme l’élaboration de lignes directrices à destination des Parties à la CITES afin d’évaluer la durabilité du commerce international des tortues terrestres ou marines, et la coopération régionale dans le domaine de la gestion et du commerce des bénitiers. Le Comité va également examiner l’application de la Convention dans le domaine des systèmes de production des animaux élevés en captivité ou en ranch, et la coopération avec les autres conventions multilatérales traitant de la biodiversité.

Dans ses commentaires sur l’importance de cette session, le Secrétaire général, John E. Scanlon, a déclaré que « les décisions scientifiquement fondées formulées aux sessions du Comité pour les animaux fournissent aux Parties à la CITES les meilleurs avis scientifiques possibles afin de les aider dans la prise de décisions en matière de conservation et d’utilisation durable de la faune sauvage ».

« Nous sommes très reconnaissants au gouvernement d’Israël et à son peuple d’avoir bien voulu accueillir cette session si importante car nous préparons la 17e session de la Conférence des Parties qui doit se tenir à Johannesburg, en Afrique du Sud, en septembre 2016 » a ajouté M. Scanlon.

C’est la première fois qu’un organe de la CITES se réunit en Israël depuis plus de 40 ans que la Convention existe. Le Ministre israélien de l’Environnement, Mr. Avi Gabai, a officiellement ouvert la session, avec M. Shaul Goldstein, Directeur général de l’autorité israélienne pour la nature et les parcs nationaux (INPA), M. Aharon Leshno Yaar, Directeur général adjoint, chef de la Division de l’ONU et des organisations internationales au Ministère des Affaires étrangères, Mme Carolina Caceres, présidente du Comité pour les animaux et M. John Scanlon, Secrétaire général de la CITES.

A cette occasion, l’organe scientifique israélien de la CITES organise également un symposium public spécial sur les législations internationale et nationale relatives à l’environnement dont l’allocution d’ouverture sera prononcée par le Secrétaire général de la CITES sur le thème : « La CITES et le Commerce de la faune et de la flore sauvage – Coopération internationale et actions nationales ».

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Sur la 28e session du Comité pour les animaux

Le Comité pour les animaux fournit les fondements techniques et scientifiques permettant la mise en œuvre de la Convention dans le domaine de la faune, garantissant ainsi une base scientifique solide aux décisions de la CITES. La session du Comité pour les animaux examinera des questions touchant à une grande variété d’animaux qui sont commercialisés, entre autres sous forme de produits alimentaires, de peaux, de produits de la médecine traditionnelle, de souvenirs pour touristes ou d’animaux de compagnie à destination des marchés mondiaux.

La session sera probablement dominée par les débats sur la durabilité du commerce international des requins et des serpents. Les requins figurent en grands nombres sur les marchés internationaux et ils sont très exposés à la surexploitation en raison de leur maturité tardive, de leur longévité et de leur faible taux de fécondité. Les échanges commerciaux non réglementés et non signalés contribuent à faire de la pêche aux requins de plusieurs espèces une activité non durable. C’est la raison pour laquelle plusieurs espèces de requins possédant une valeur commerciale ont été inscrites à l’Annexe II en 2013. Le Comité pour les animaux va maintenant examiner les informations fournies par les Parties et les États de l’aire de répartition relatives à la façon dont ils ont appliqué ces inscriptions, y compris sur la façon dont ils décident que le commerce de ces espèces n’est pas préjudiciable à leur survie.

Les serpents font l’objet d’élevages intensifs dans certains pays pour alimenter la demande en produits alimentaires, en peaux et en animaux de compagnie. Les prélèvements de serpents, et dans certains cas la préparation des peaux et autres parties du corps, jouent un rôle économique et représentent d’importants revenus pour les communautés locales. Mais le commerce non réglementé ou non durable de serpents peut représenter une sérieuse menace pour les populations sauvages et nécessiter une coopération internationale accrue. Le Comité pour les animaux examinera les dernières données scientifiques sur les systèmes de production de serpents, évaluera l’état de conservation des espèces figurant dans les échanges internationaux et élaborera des lignes directrices afin d’aider les Parties et les États de l’aire de répartition à garantir que le commerce de serpents et produits de serpents est durable. Le Comité commencera également à élaborer des lignes directrices pour des systèmes de traçabilité des peaux de serpents.

17e session de la Conférence des Parties, Johannesburg, Afrique du Sud, 2016.

Les résultats de la 28e session du Comité pour les animaux seront examinés à la 66e session du Comité permanent (Genève, janvier 2016) et à la 17e session de la Conférence des Parties à la CITES qui se tiendra à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 24 septembre au 5 octobre 2016.

Voir aussi:

Note aux rédacteurs:

Pour en savoir plus sur la 28e session du Comité pour les animaux, veuillez prendre contact avec Liu Yuan (yuan.liu@cites.org) ou Tom De Meulenaer (tom.de-meulenaer@cites.org). Pour les documents officiels et autres renseignements voir http://cites.org/fra/com/ac/index.php

Au sujet de la CITES

Avec 181 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.
 
La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.
 
La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973.
 
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