L'Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution annuelle sur la viabilité des pêches, reconnaît les efforts déployés par la CITES pour renforcer la capacité de mise en œuvre des inscriptions de requins

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L'Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution annuelle sur la viabilité des pêches,
reconnaît les efforts déployés par la CITES pour renforcer la capacité de mise en œuvre des inscriptions de requins

 

Genève, le 15 décembre 2015 - La résolution sur la viabilité des pêches[1] (A/70/L.19) adoptée à l’unanimité le 8 décembre 2015 par la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, mentionne le rôle de la CITES dans la durabilité des pêches, y compris, pour la première fois, les activités menées par le Secrétariat CITES et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour renforcer la capacité des Parties de mettre en œuvre les inscriptions de requins adoptées en 2013.

Examinée au titre du point de l’ordre du jour intitulé « Les océans et le droit de la mer », en même temps que la résolution qui s’y rattache, cette résolution qui compte plus de 200 paragraphes offre chaque année, aux États membres, l’occasion d’aborder tous les sujets liés à la viabilité des pêches et à réfléchir en conséquence.

« L’action concertée des Parties à la CITES pour garantir l’application effective des inscriptions de requins et de raies manta adoptées en 2013 s’accompagne d’un effort collectif mondial orienté vers le même but, sans précédent dans les 40 ans d’existence de la Convention » a déclaré John E. Scanlon, le Secrétaire général de la CITES.

Le fait que cette résolution de l’Assemblée générale de l’ONU mentionne la contribution de la CITES à la viabilité des pêches, y compris, pour la première fois, des activités de renforcement des capacités, traduit l’engagement accru de la Convention à l’égard du secteur des pêches depuis 2013, année de l’inscription à l’Annexe II de cinq espèces de requins et de toutes les espèces de raies manta, entrée en vigueur le 14 septembre 2014 (notification n° 2014/042). Cela fait également écho à la reconnaissance, par les participants à la 28e session du Comité pour les animaux en 2015, des activités de soutien à la mise en œuvre des inscriptions d’espèces marines exploitées commercialement, ainsi que des « progrès sans précédent » accomplis à cet égard.

Depuis 2013, la CITES et la FAO ont mené de nombreuses activités ciblées de renforcement des capacités régionales et nationales pour aider les Parties, en particulier les pays en développement, à mettre en œuvre ces nouvelles inscriptions. Ces activités se fondent sur les besoins en matière de capacités exprimés par les Parties à la CITES, et s’appuient sur le savoir-faire disponible au sein de la FAO et desorganisations régionales de gestion de la pêche (ORGP).

On citera, par exemple, les évaluations des besoins en renforcement des capacités des principaux pays pratiquant la pêche aux requins (Summary, en anglais seulement) ; le renforcement des législations nationales ; l’aide à l’élaboration ou à la mise en œuvre des plans d’action nationaux pour les requins ; la commande d’études sur la traçabilité des produits du requin dans le commerce ; le développement d’outils pour l’identification des espèces ; la mise au point de matériel de formation ; et l’appui à la collecte de données et à la formulation d’avis de commerce non préjudiciable (ACNP). Pour une présentation plus détaillée, consulter le portail web de la CITES dédié aux requins.

Nombre de ces activités ont été ou sont menées dans le cadre du projet UE-CITES intitulé Strengthening capacity in developing countries for sustainable wildlife management and enhanced implementation of CITES wildlife trade regulations, with particular focus on commercially exploited aquatic species (Renforcement des capacités dans les pays en développement pour une gestion durable des espèces sauvages et une meilleure application des réglementations du commerce CITES des espèces sauvages, avec une attention particulière pour les espèces aquatiques exploitées commercialement), et en étroite collaboration avec la FAO.

« En1975, aucune espèce de requin ou de raie ne figurait aux annexes CITES. Aujourd’hui, huit espèces de requins et toutes les raies manta sont soumises aux mesures de contrôle du commerce de la CITES, ainsi que tous les poissons-scie, témoignant de la volonté croissante des Parties de tirer le meilleur parti de cette convention pragmatique et efficace en aidant les pays à assurer la viabilité des pêches » a conclu John E. Scanlon.

En savoir plus:

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Note aux rédacteurs: Pour plus d’informations, veuillez contacter Liu Yuan au +41 22 917 8130 ou yuan.liu@cites.org.

Au sujet de la CITES

Avec 181 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.
 
La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.
 
La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973.
 
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 1 Assurer la viabilité des pêches, notamment grâce à l’Accord de 1995 aux fins de l’application des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 relatives à la conservation et à la gestion des stocks de poissons dont les déplacements s’effectuent tant à l’intérieur qu’au-delà de zones économiques exclusives (stocks chevauchants) et des stocks de poissons grands migrateurs et à des instruments connexes