Le secteur du transport aérien incité à participer à la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages

Destiné uniquement aux médias;
Document non officiel.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le secteur du transport aérien incité à participer à la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages

Les aéroports du monde entier sont encouragés à mettre en place un affichage bien visible concernant la CITES pour sensibiliser la population à l’ampleur et aux conséquences du commerce illégal des espèces sauvages

Genève, le 29 septembre 2015.Le Secrétaire général de la CITES, John E. Scanlon, a assisté aujourd’hui au Global Sustainable Aviation Summit 2015 organisé à Genève par l’Air Transport Action Group (ATAG). Cet événement réunit l’industrie du transport aérien tout entière et combine débats politiques de haut niveau et séances consacrées à des aspects techniques.

M. Scanlon s’est exprimé sur le thème du « Rôle du transport aérien dans la réduction du commerce illégal des espèces sauvages » et a échangé des vues à ce sujet avec les dirigeants des entreprises de transport aérien. Cela fait suite aux Remarques qu'il a formulées à l'Assemblée générale de l'IATA à Miami en juin cette année.

Nous vivons dans un monde interconnecté – on comptabilise aujourd’hui :

  • plus d’1,1 milliard de déplacements touristiques internationaux ;
  • plus de 100 000 vols par jour
  • plus de 500 millions de conteneurs expédiés par an.

« Les réseaux de transport légitimes sont exploités par la criminalité transnationale organisée pour transporter des produits de contrebande. Les cornes de rhinocéros et les écailles de pangolin illégales sont le plus souvent transportées par voie aérienne. Quant à l’ivoire d’éléphant illégal, il est généralement transporté par voie maritime lorsqu’il est à l’état brut, mais c’est l’avion qui semble le mode préférentiel lorsqu’il est travaillé.

Le commerce illégal des espèces sauvages atteint désormais une échelle industrielle, mais considérant le volume total des échanges par voie aérienne et maritime, sa détection consiste souvent à chercher « une aiguille dans une botte de foin », car seule une minuscule fraction du fret ou des passagers est impliquée dans le transport d’espèces sauvages commercialisées illégalement », a déclaré M. Scanlon.

Pour que les efforts déployés pour lutter contre la fraude soient efficaces, M. Scanlon a souligné que les organes de lutte contre la fraude devaient avoir accès à des renseignements fiables provenant de sources diverses, et que c’est là que le secteur des transports pouvait jouer un rôle essentiel. Il a fait observer que les employés des compagnies aériennes sur le terrain pouvaient se montrer vigilants en gardant les yeux et les oreilles ouverts et en communiquant aux autorités compétentes des informations sur des opérations suspectes.

Une mission sur les transports, la Transport Task Force, créée par la Royal Foundation sous le patronage de Son altesse royale le Duc de Cambridge et présidée par William Hague afin d’étudier les moyens par lesquels le secteur des transports peut appuyer la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages a déjà défini trois domaines dans lesquels le secteur des transports peut apporter son assistance, des domaines qui ont été énoncés lors du Sommet et qui sont les suivants :

  • adopter une politique de tolérance zéro vis-à-vis du commerce illégal des espèces sauvages, et la faire connaître ;
  • sensibiliser les clients, passagers et personnels sur l’ampleur, la nature et les conséquences de ce commerce illégal (notamment en utilisant les affiches dans les aéroports et les vidéos et magasines dans les avions), et
  • appuyer les services de douanes et les autres organes de lutte contre la fraude en fournissant des renseignements recueillis par les employés qui travaillent sur le terrain.

Ce travail est en cours et la mission devrait avoir achevé ses recommandations finales fin 2015.

« Les Etats, les Nations Unies, des organisations internationales et nationales, des fondations philanthropiques, le secteur privé, les communautés locales et des personnes dévouées déploient actuellement des efforts collectifs pour lutter contre le commerce illégal des espèces sauvages – et, pas plus tard que la semaine dernière, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté les Objectifs de développement durable, qui comportent des cibles précises pour mettre un terme au braconnage et à la contrebande. La communauté de l’aviation joue un rôle essentiel dans cet effort, et aujourd’hui, nous nous adressons à chacun d’entre vous pour vous demander de participer à cet effort mondial collectif pour mettre un terme à ces infractions extrêmement destructrices », a conclu M. Scanlon.

M. Scanlon a encouragé tous les aéroports à mettre en place un affichage bien visible concernant la CITES pour sensibiliser les voyageurs à l’ampleur et aux conséquences du commerce illégal des espèces sauvages, ainsi qu’aux sanctions sévères qui s’appliquent à ce commerce.

En réponse au fait que des pressions étaient exercées sur le secteur de l’aviation, en particulier ces derniers temps, afin qu’elle prenne position sur le transport de certains produits licites d’espèces sauvages, M. Scanlon a déclaré : « Notre objectif est très clairement le commerce illégal des espèces sauvages, auquel nous sommes déterminés à mettre un terme. Cela nécessite une intensification de l’effort collectif, dans lequel les membres de l’ATAG jouent un rôle capital. Il nous reste encore fort à faire pour parvenir à cet objectif essentiel de mettre un terme au commerce illégal des espèces sauvages, et c’est sur cet objectif que nous estimons devoir concentrer nos efforts. »

Pour lire l’intégralité de l’intervention de M. Scanlon, cliquez ici.

En savoir plus:

Note aux rédacteurs: Pour plus d’informations, veuillez contacter Liu Yuan au +41 22 917 8130 ou yuan.liu@cites.org.

Au sujet de la CITES

Avec 181 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.
 
La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.
 
La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973.
 
Pour en savoir plus sur la CITES, veuillez consulter www.cites.org ou les pages suivantes

www.facebook.com/CITES
www.twitter.com/CITES
www.youtube.com/c/CITES
www.flickr.com/CITES
www.linkedin.com/company/cites-org