La CoP17 accueille le tout premier Forum des partenariats de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La CoP17 accueille le tout premier Forum des partenariats de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages

 

Photo de Florian Keil / Secrétariats AEWA et CMS

Johannesburg, le 27 septembre 2016- Un important groupe d’agences internationales s’est réuni cette semaine en marge de la #CoP17 de la CITES pour discuter de la meilleure façon d’intégrer la lutte contre la fraude, le développement ainsi que les approches environnementales et sociales pour lutter contre le commerce illégal des espèces sauvages.

Le tout premier Forum mondial de coordination des partenariats a été organisé par le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC), une collaboration entre le Secrétariat CITES, INTERPOL, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale des douanes (OMD).

Le Forum mondial de coordination des partenariats s’est tenu parallèlement à la Conférence des Parties (ou COP17) au cours de laquelle les délégués prendront des décisions sur le contrôle du commerce de près de 500 espèces, dont nombre de plantes et d’animaux victimes du trafic mené par les organisations criminelles internationales à travers les frontières.

« La criminalité liée aux espèces sauvages implique de plus en plus de groupes criminels transnationaux ciblant des espèces sauvages de grande valeur, et les agences pour l’environnement ne peuvent pas à elles seules réussir à la combattre. Ce Forum a fourni aux représentants officiels une occasion unique de dialoguer directement avec les organisations qui ont le mandat, les ressources et l’expertise technique nécessaires pour aider les pays à lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages », a déclaré John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES.

Plus de 80 délégués ont participé à ce Forum de haut niveau, animé par Valerie Hickey, Gestionnaire de la Global Practice Environnement et ressources naturelles du Groupe de la Banque mondiale. Dr Hickey a décrit le travail des agences de lutte contre la fraude comme une « tâche difficile et dangereuse », ajoutant que le Secrétariat CITES a joué un rôle inestimable dans la coordination du Consortium dont l’action au cours des cinq dernières années a été cruciale pour établir des liens officiels dans toute la chaîne des interventions - de la prévention jusqu’aux poursuites - ce qui est nécessaire pour lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Leigh Winchell, Directeur adjoint de la Sous-direction du contrôle et de la lutte contre la fraude de l’Organisation mondiale des douanes, a constaté que dans de nombreux cas, le mal était déjà fait lorsque les agents des douanes ouvraient les conteneurs dans les ports. « Résoudre un problème comme celui-ci ne relève pas d’une simple question de lutte contre la fraude. Il s’agit également d’un processus éducatif et d’un problème social. Nous avons besoin de personnes impliquées dans l’ensemble du processus », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est important pour les agents des douanes, les autorités de lutte contre la fraude, et les organisations internationales, ainsi que leurs réseaux régionaux, d’être en relation avec les acteurs de la chaîne d’approvisionnement et que les informations relatives au trafic soient partagées. « Il est impératif que nous travaillions ensemble, sinon nous ne serons pas efficaces », a-t-il affirmé.

M. Jorge Rios, chef du Programme mondial de l’ONUDC pour la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts a expliqué aux délégués : « Le lien entre la criminalité liée aux espèces sauvages, la criminalité organisée et la corruption est claire. Si nous traitons la criminalité liée aux espèces sauvages comme la criminalité organisée, si nous coopérons étroitement et si nous agissons de manière proactive pour récupérer les produits de la criminalité afin d’assurer que les criminels ne profitent pas de leurs activités illégales, nous réussirons à réduire la criminalité liée aux espèces sauvages. » M. Rios a ajouté que nous devons faire baisser le risque de corruption dans les institutions chargées de la gestion des espèces sauvages et des ressources forestières, et faire respecter les lois pertinentes.

M. Nik Sekhran, Directeur du groupe sur le développement durable du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui a rejoint les partenaires de l’ICCWC pour la discussion, a déclaré que le PNUD avait inscrit la criminalité liée aux espèces sauvages à l’agenda pour le développement. « Quoi que nous demandent les pays qui sont des points d’entrée, nous pouvons faire le lien avec la criminalité liée aux espèces sauvages », a-t-il affirmé. M. Sekhran a mis en garde vis-à-vis du risque d’« impact catastrophique » si le monde continue à perdre sa biodiversité au rythme actuel. Il a déclaré qu’il était essentiel que les communautés bénéficient de mesures d’incitation concrètes pour protéger les espèces sauvages.

Les remarques de M. Sekhran ont soulevé la question de la disparition des moyens d’existence et celle des possibilités de développement pour les personnes qui vivent avec les espèces sauvages. La question des moyens d’existence, y compris en ce qui concerne la sécurité alimentaire, fait partie des questions soumises à la #CoP17. Les délégués examineront également la mise en place d’un comité des communautés rurales à la CoP, afin qu’il soit davantage reconnu que la gestion communautaire des ressources naturelles favorise l’utilisation durable de ces espèces et en réduit l’exploitation et le commerce illégaux.

Mme Leah Wanambwa Naess, Agent principal chargé des politiques, parlant au nom du Dr Janet Edeme, Directrice par intérim du Département de l’économie rurale et de l’agriculture de la Commission de l’Union africaine (UA) a expliqué le travail de l’UA dans le domaine de la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, en soulignant l’importance de faire connaître le commerce illégal et de sensibiliser vis-à-vis de ce problème. Mme Wanambwa Naess a souligné l’élaboration d’une stratégie africaine sur la lutte contre l’exploitation et le commerce illégaux des espèces sauvages. « Le soutien politique à la mise en œuvre : là est la clé », a-t-elle affirmé.

Depuis sa création en 2010, les partenaires de l’ICCWC ont intensifié leurs efforts collectifs pour assurer une réponse plus coordonnée en matière de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, et le Consortium a développé des outils indispensables et fourni des services essentiels pour soutenir les autorités nationales et améliorer leur capacité à lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages. L’ICCWC se réjouit de répondre aux appels des Parties présentes au Forum afin de diriger des ressources supplémentaires et à plus long terme vers les lignes de front de la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, en mettant les communautés au centre de ce soutien, et en développant des modèles économiques pour démontrer le poids financier que constitue la criminalité liée aux espèces sauvages, dans le but de mobiliser davantage de ressources nationales et internationales pour lutter contre ce phénomène.

Le Forum a été organisé grâce au financement généreux que les États-Unis d’Amérique ont fourni à l’ICCWC.

Le rapport de synthèse du Président du Forum mondial de coordination des partenariats sera disponible sous peu dans un document d’information de la CoP17.

Note aux rédacteurs : Pour toute demande d’interview, veiller contacter Victoria Holdsworth, responsable des médias, CITES #CoP17, courriel : Victoria.Holdsworth@cites.orgou tél : +447736773093

 Davantage d’informations sur l’ICCWC sont disponibles sur https://cites.org/eng/prog/iccwc.php

Le document #COP17 sur le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) est disponible sur  https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/17/WorkingDocs/F-CoP17-14-02.pdf

Un document d’information sur le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC) soumis à la #CoP17 est disponible sur  https://cites.org/sites/default/files/eng/cop/17/InfDocs/E-CoP17-Inf-33.pdf 

Au sujet de la CITES

Avec 183 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.
 
La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.
 
La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973.
 
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