Qui finance la conservation ? – Une nouvelle publication de la CITES appelle à la mobilisation d’un financement durable en faveur de la conservation des éléphants d’Afrique

Mise à jour le 01 mars 2024

 

Genève, le 26 février 2024 – Partout dans le monde, l’on chérit l’existence de l’éléphant d’Afrique (Loxodonta africana), plus grand mammifère terrestre et espèce animale la plus emblématique de la planète. Pourtant, le financement adéquat et durable qui est exigé pour sa conservation dans son habitat naturel et pour sa cohabitation harmonieuse avec l’homme n’est pas toujours assuré. Bien que l’on comprenne de mieux en mieux que la conservation des espèces sauvages est un bienfait pour le monde entier, le soutien financier requis demeure largement insuffisant dans la lutte contre des problèmes fondamentaux tels que les conflits hommes-éléphants, la perte d’habitat, le braconnage et le commerce illégal.

Loxodonta africana à Nairobi, Kenya © Katya Tsvetkova /Adobe Stock

Le Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) est heureux d’annoncer la publication d’un document majeur intitulé : « Mobilisation d’un financement durable en faveur de la conservation des éléphants d’Afrique »​​. Commandé par le Secrétariat de la CITES, ce document approfondi examine les possibilités d’étendre à la conservation des espèces sauvages – et par exemple de l’éléphant d’Afrique – le débat sur le financement durable.

 

La Secrétaire générale de la CITES, Ivonne Higuero, a souligné l’importance de cette initiative : « Activité à la fois complexe et onéreuse, la conversation des éléphants exige que l’on s’oriente vers des démarches innovantes en matière de financement des coûts de la conservation afin qu’aucune espèce ne soit menacée d’extinction lorsqu’elle entre dans le commerce international. Cette publication est un grand pas en avant vers la compréhension de la manière de remédier aux lacunes du financement de la conservation et d’assurer à nos précieuses espèces sauvages un avenir pérenne. »

Soulignant le rôle essentiel des éléphants d’Afrique dans les écosystèmes et les économies, le document passe en revue divers mécanismes financiers – par exemple les paiements pour services écosystémiques, les crédits carbone, les obligations vertes et les obligations pour la conservation des espèces sauvages, les échanges dettes-nature et le Fonds d’affectation spéciale pour la conservation – et il en analyse l’applicabilité à la conservation des éléphants d’Afrique. Le document examine la nécessité de créer un environnement favorable à ces mécanismes financiers, ce qui implique la participation des communautés locales, l’amélioration de la coordination intersectorielle, le lancement de réformes politiques et l’amélioration des systèmes de suivi des performances en matière de conservation.

Disponible dans les langues de travail de la Convention (anglaisfrançais et espagnol), la publication s’adresse aux décideurs, aux acteurs de la conservation, aux experts financiers et à toutes les parties prenantes de la conservation des éléphants et de la gestion durable des espèces sauvages.

Cliquez sur le lien ci-après pour en savoir plus et pour consulter le document :

https://cites.org/fra/prog/terrestrial_fauna/elephants.

 

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Notes de l’éditeur : 

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À propos de la CITES  

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a été signée le 3 mars 1973 et est entrée en vigueur le 1er juillet 1975. Avec 184 Parties (183 pays + l’Union européenne), elle reste l’un des outils les plus puissants au monde pour la conservation de la faune et de la flore sauvages grâce à la réglementation du commerce international de plus de 40 900 espèces d’animaux et de plantes sauvages. Les espèces inscrites aux Annexes de la CITES sont utilisées quotidiennement dans le monde entier pour l’alimentation, les soins de santé, l’ameublement, l’habitat, les souvenirs de voyage, les cosmétiques ou la mode. La CITES vise à garantir que le commerce international des espèces inscrites est durable, légal et traçable et qu’il contribue à la fois aux moyens d’existence des communautés qui vivent au plus près de ces espèces et aux économies nationales, pour la santé de la planète et la prospérité des populations, à l’appui des Objectifs de développement durable des Nations Unies.  

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