Un appel à traiter les crimes contre les espèces sauvages et les forêts comme une forme grave de criminalité

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT

 

Un appel à traiter les crimes contre les espèces sauvages et les forêts
comme une forme grave de criminalité

Une rencontre de haut niveau de l’ICCW tenue à l’occasion du 13e congrès des Nations Unies sur la prévention du
crime demande aux Etats de reconnaître les crimes contre les espèces sauvages et
les forêts comme une forme grave de 
criminalité

Doha, Qatar 13 avril 2015 – Le braconnage et le trafic des espèces de faune et de flore sauvages ont de graves répercussions sur les espèces et les écosystèmes tout entiers, les communautés locales et leurs moyens de subsistance, les économies nationales et la sécurité tant nationale que régionale. 

(de  gauche à droite) M. Yury Fedotov, Directeur exécutif de l’ONUDC, M. Sam Kutesa, président de l’AGNU 69, M. John Scanlon, Secrétaire général de la CITES  

Le 13 avril 2015, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Secrétariat de la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) ont organisé conjointement une rencontre de haut niveau du Consortiuminternational sur la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages sur le thème “Criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts“, en marge du 13e congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale tenu à Doha, Qatar.

La manifestation, ouverte par le président de la 69e session de l’assemblée générale des Nations Unies, M. Sam Kutesa, était présidée conjointement par le directeur exécutif de l’ONUDC, M. Yuri Fedotov et le Secrétaire général de la CITES, M. John Scanlon. Les représentants de cinq Etats membres, ainsi que les cinq organismes qui constituent l’ICCWC, soit le Secrétariat de la CITES, INTERPOL, INTERPOL, l’ONUDC, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) y ont activement participé,  en même temps que diverses autres organisations.

Cette rencontre a offert une occasion unique pour sensibiliser à l’ampleur et à la nature de la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts, qui a atteint ces dernières années des niveaux sans précédent du fait de l’implication accrue d’organisations criminelles transnationales voire, dans certains cas, de milices rebelles. Le braconnage et le trafic des espèces sauvages représentent désormais une grave menace pour la survie de certaines des espèces sauvages les plus charismatiques et pour celle de nombreuses autres espèces moins connues.

M. Yury Fedotov, Directeur exécutif de l’ONUDC, a souligné le caractère destructeur de la criminalité liée aux espèces sauvages. “La criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts est extrêmement destructrice et comporte de grave répercussions, en sapant le développement et la stabilité, en portant atteinte à la biodiversité et aux espèces menacées, et en contribuant au changement climatique. Trop souvent, cependant, la sanction n’est pas à la mesure du crime. Les cadres législatifs restent généralement insuffisants.”

M. John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES, a déclaré : “Des organisations criminelles transnationales bien structurées et disposant de ressources importantes se livrent au  commerce illégal des espèces sauvages à une échelle industrielle. Pour lutter contre ces groupes, il faut que la gravité des crimes liés aux espèces sauvages soit reconnue dans l’ensemble des pays d’origine, de transit et de destination, et que les Etats déploient contre ce commerce illégal les mêmes dispositifs et sanctions que ceux qui sont employés dans la lutte contre les autres formes de criminalité organisée nationale ou transnationale.”  

“Le congrès qui se tient cette semaine à Doha sur la Prévention du crime et la justice pénale est le lieu où ces questions doivent être abordées. Pour la première fois, la criminalité liée aux espèces sauvages figure à l’ordre du jour du Congrès, et nous saluons vivement l’adoption de la déclaration de Doha”, a ajouté M. Scanlon. La Déclaration de Doha adoptée au Congrès offre une nouvelle base solide pour aider les Etats à mettre un terme aux niveaux actuels élevés de trafic illégal d’espèces de faune et de flore sauvages.

Pour un complément d’informations:

Lien vers la Déclaration de Doha : http://www.unodc.org/documents/congress//Documentation/ACONF222_L6_e_V1502120.pdf

Para 9(e): Adopter des mesures efficaces pour prévenir et combattre ce phénomène grave que constituent les infraction ayant des incidences sur l’environnement, comme le trafic d’espèces sauvages, notamment de flore et de faune protégées en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, de bois et produits qui en sont issus et de déchets dangereux, ainsi que le braconnage, en renforçant la législation, la coopération internationale, la valorisation des capacités, les mesures de justice pénale et de lutte contre la fraude qui visent, notamment, à endiguer la criminalité organisée transnationale, la corruption et le blanchiment de capitaux liés à ces infractions ;

Au sujet du Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale

Le13e Congrès des Nations Unies réunit des responsables politiques et des professionnels en matière de prévention de la criminalité ; il joue un rôle important dans la formulation des politiques nationales et internationales dans ce domaine. Le Congrès a fourni une tribune de premier plan à l’ICCWC pour sensibiliser les Etats sur l’importance de reconnaître le commerce illégal des produits d’espèces sauvages et des forêts comme une forme grave de criminalité transnationale organisée, en particulier en vertu des instruments pertinents des Nations Unis tels que la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (CTOC).

Lien vers la page web du Congrès: http://www.un.org/fr/events/crimecongress2015/

Au sujet de l’ICCWC:

L’ICCWC est une action menée en collaboration par cinq organisations intergouvernementales qui œuvrent à fournir un appui coordonné aux agences nationales de lutte contre la fraude en matière d’espèces sauvages et aux réseaux régionaux et subrégionaux qui, jour après jour, agissent pour défendre les ressources naturelles. Les partenaires de l’ICCWC sont le Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), Interpol, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale des douanes (OMD).

La mission de l’ICCWC est d’inaugurer une ère nouvelle où les auteurs de délits graves contre les espèces sauvages et la forêt devront faire face à une réaction formidable et coordonnée, alors qu’actuellement, le risque de détection et de sanction est trop faible.

Dans ce contexte, l’ICCWC œuvrera principalement pour, et avec, les milieux de la lutte contre la fraude, puisque ce sont les agents travaillant en première ligne qui finissent par traîner en justice les délinquants engagés dans cette criminalité

L’ICCWC cherche à soutenir un développement de la lutte contre la fraude qui s’appuie sur des politiques axées sur des ressources naturelles durables, au plan social et environnemental, en tenant compte de la nécessité de fournir un appui aux communautés rurales pauvres et marginalisées pour qu’elles gardent leurs moyens d’existence

Pour en savoir plus sur l’ICCWC, visitez le site http://www.cites.org/fra/prog/iccwc.php