Le Secrétariat CITES confirme l’arrestation de l’ancien directeur de la faune sauvage en Guinée et félicite les autorités nationales pour leur travail

Le Secrétariat CITES a reçu d’INTERPOL, un des partenaires de l’ICCWC (Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages), confirmation officielle de l’arrestation le 14 août, par la police (Bureau national central d’INTERPOL), de M. Ansoumane Doumbouya, ancien directeur de la faune sauvage et chef de l’organe de gestion CITES en Guinée, soupçonné de corruption et d’activités frauduleuses en matière de délivrance de permis d’exportation CITES. 

En mission en Guinée en 2011, pour enquêter sur des préoccupations relatives à un commerce illégal impliquant la Guinée, le personnel du Secrétariat avait signalé des activités irrégulières à l’attention du chef de l’unité anti-corruption et du Bureau national central d’INTERPOL en Guinée. L’équipe du Secrétariat avait également repéré des problèmes sérieux dans la manière dont la CITES était appliquée en Guinée. 

En conséquence, une liste exhaustive de recommandations a été formulée par le Secrétariat, en consultation avec les autorités guinéennes[1] compétentes. La Guinée n’ayant pas soumis le rapport détaillé demandé, le Comité permanent, à sa 63e session, en 2013, a soutenu à l’unanimité la recommandation du Secrétariat de suspendre tout commerce d’espèces inscrites aux annexes CITES avec la Guinée[2]. 

Ni le Secrétariat ni le Comité permanent CITES n’ont compétence en matière de lutte contre la fraude[3], et c’est aux autorités nationales de lutte contre la fraude qu’il incombe d’enquêter sur des allégations d’activités criminelles dans leur pays. À cet égard, le Secrétariat CITES accueille avec grande satisfaction les grands progrès accomplis en Guinée pour procéder à cette arrestation et félicite toutes les parties ayant contribué à cette enquête, en particulier les autorités nationales chargées de la lutte contre la fraude, et travaillé en étroite collaboration avec le réseau EAGLE. Le Secrétariat suivra le déroulement de l’affaire et continuera d’apporter son appui aux autorités nationales de Guinée pour une mise en œuvre et une application efficaces de la CITES. 

La corruption est un adversaire redoutable de la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages. Dans une résolution historique sur la Lutte contre le trafic des espèces sauvages, adoptée en juillet 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies  demande aux États Membres d’interdire, de prévenir et de réprimer toute forme de corruption qui facilite le trafic d’espèces sauvages et de produits qui en sont issus.” Elle note, à cet égard, le rôle important de la CITES, de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et de la Convention des Nations Unies contre la corruption. La Conférence des Parties à la CITES a également encouragé toutes les Parties qui ne l’ont pas encore fait à devenir Parties à ces deux dernières conventions[4].