La CITES célèbre 40 ans de coopération internationale et d’action au niveau national

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La CITES célèbre 40 ans de coopération internationale et d’action au niveau national

Le 1er juillet 2015 marque le 40e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur
le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES)

 

Genève, 1er juillet 2015: Le 40e anniversaire de l’entrée en vigueur de la CITES, le 1er juillet 1975, met à l’honneur les efforts déployés par les 181 Parties à la CITES pour allier la coopération internationale et l’action au niveau national.

Depuis 1975, année où la CITES est entrée en vigueur, la prospérité a augmenté, les modes de consommation et de production ont évolué, les connaissances scientifiques se sont énormément enrichies et le monde a connu des avances technologiques phénoménales et, surtout, une croissance exponentielle du commerce mondial. Si l’on s’en tient aux statistiques démographiques, la population mondiale est passée de 4 à plus de 7 milliards de personnes – c’est à dire 3 milliards de consommateurs potentiels supplémentaires pour les espèces sauvages et leurs produits.

Conscient de ces changements et de leur importance pour la CITES, le Secrétaire général, John E. Scanlon, a déclaré: “la CITES est une convention bien vivante, qui a évolué avec le temps. Elle a réagi aux conditions changeantes de multiples manières, notamment en inscrivant à ses annexes de nouvelles espèces marines et de nouvelles espèces d’arbres, en faisant le meilleur usage des nouvelles technologies et en renforçant les efforts coopératifs de lutte contre la fraude, affirmant ainsi sa pertinence durable. Ces efforts ambitieux ont été conduits par les Parties à la CITES auxquelles nous rendons, aujourd’hui, hommage.” (voir aussi CITES – 40 Years of International Cooperation & National Action, par le Secrétaire général de la CITES, John E. Scanlon)

À la veille du 40e anniversaire, le Secrétariat CITES présente plusieurs nouvelles publications sur les efforts entrepris sous l’égide de la Convention pour veiller à ce que certaines espèces de requins ne soient pas surexploitées par le commerce international.

À l’occasion de la 39e session du Comité du patrimoine mondial, une activité parallèle de haut niveau, coparrainée par l’Allemagne et le Secrétariat CITES, avec la Convention sur les espèces migratrices et la World Conservation Society, a eu lieu à Bonn pour parler des menaces que constituent le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages dans les biens du patrimoine mondial d’Afrique et des efforts collaboratifs en cours pour lutter contre ces crimes. La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et le Secrétaire général de la CITES, John E. Scanlon, ont mis l’accent sur ces menaces dans un éditorial conjoint, publié en juin 2013. L’activité parallèle répond aux décisions prises à la 38e session du Comité du patrimoine mondial qui appelaient le Centre du patrimoine mondial à renforcer sa coopération avec le Secrétariat CITES.

 

La pertinence durable de la CITES

Les initiatives suivantes, qui ont eu lieu dans les mois menant au 40e anniversaire de l’entrée en vigueur de la CITES, témoignent de sa pertinence durable et de son efficacité:

L’Opération Cobra III a été menée à bien, avec la participation de 62 pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe, ce qui en fait la plus vaste opération, coordonnée au plan international, de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages.

La CITES a annoncé que la base de données sur le commerce CITES, établie en 1978, compte plus de 15 millions de registres du commerce, qui constituent des informations mises à la disposition du public et démontrent que la CITES est de plus en plus utilisée pour réglementer le commerce international des espèces sauvages. 

Le Congrès des Nations Unies sur la prévention du crime et la justice pénale a adopté la Déclaration de Doha qui fait référence au trafic des espèces sauvages et aux graves problèmes posés par cette criminalité.

Le FEM a annoncé le financement d’un nouveau programme mondial pour les espèces sauvages dont l’objectif est de réduire les impacts du braconnage et du commerce illégal sur les espèces protégées, après que la CITES eut, en 2011, attiré l’attention du Conseil du FEM sur les menaces immédiates posées par le commerce illégal des espèces sauvages et demandé au FEM de mettre des fonds à disposition pour lutter contre ce commerce illégal. 

La CITES et l’IATA ont joint leurs forces pour réduire le commerce illégal des espèces sauvages et de leurs produits ainsi que pour garantir la sécurité du transport d’espèces sauvages commercialisées légalement.

La CITES et l’OMC ont célébré deux décennies de collaboration fructueuse par le lancement d’une publication importante sur la relation entre l’OMC et la CITES comme exemple phare de la manière dont les régimes du commerce mondial et de l’environnement peuvent se soutenir mutuellement et coopérer avec succès pour atteindre des objectifs communs, notant qu’il n’y a jamais eu à l’OMC de contestation directe d’une mesure CITES relative au commerce.

L’Union européenne a adhéré à la CITES et deviendra la 181e Partie le 8 juillet 2015, assurant à la CITES une couverture quasi universelle, avec cinq nouveaux États en voie d’adhésion. 

La CITES et l’encyclique du Saint-Père

L’encyclique du Saint-Père sur la sauvegarde de notre maison commune mentionne l’importance des accords internationaux applicables et contient une référence positive à la CITES (voir paragraphe 168).

La CITES et les Objectifs de développement durable

Cette année, les Objectifs de développement durable (ODD) seront adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies. La CITES a beaucoup à apporter aux ODD proposés, notamment à l’Objectif 15 dont le but est de protéger, de restaurer et de promouvoir une utilisation durable des écosystèmes terrestres, la gestion durable des forêts, de lutter contre la désertification, de faire cesser et inverser la dégradation des terres et de mettre un terme à la perte de diversité biologique; et l’Objectif 14 qui vise à conserver et utiliser de manière durable les océans, les mers et les ressources marines pour le développement durable.

La CITES et Rio+20

En 2012, l’importance de la CITES a été reconnue dans les résultats de Rio+20 où la Convention est décrite comme “ un accord international qui se situe au carrefour du commerce, de l’environnement et du développement, encourage la préservation et l’exploitation durable de la diversité biologique, devrait contribuer à générer des avantages tangibles pour les populations locales et garantit qu’aucune espèce qui fait l’objet d’un commerce international ne sera menacée d’extinction”.

Les premiers États ayant adhéré à la CITES et l’ayant ratifiée

Les dix premiers États ayant adhéré à la CITES ou l’ayant ratifiée pour permettre son entrée en vigueur sont:

Les États-Unis d’Amérique, le Nigéria, la Suisse, la Tunisie, la Suède, Chypre, les Émirats arabes unis, l’Équateur, le Chili et l’Uruguay.

La CITES est le troisième accord multilatéral sur l’environnement mondial à avoir été adopté mais c’est le premier à être entré en vigueur.

La Journée mondiale de la vie sauvage, décrétée par l’ONU, est célébrée le 3 mars de chaque année, date de l’adoption de la CITES (en 1973) à Washington, États-Unis. En 2015, le thème était le suivant: ‘La criminalité liée aux espèces sauvages est une menace grave, prenons-la au sérieux’.

La CoP17 de la CITES aura lieu à Johannesburg, Afrique du Sud, en 2016

La 17e session de la Conférence des Parties (CoP) aura lieu à Johannesburg, Afrique du Sud, du 24 septembre au 5 octobre 2016.

La décision répond à une offre de l’Afrique du Sud d’accueillir la 17e session de la Conférence des Parties (CoP17) qui a été acceptée par acclamation à l’occasion de la 16e session de la Conférence des Parties (Bangkok, mars 2013).

Il s’agira de la quatrième session de la Conférence des Parties à la CITES organisée sur le continent africain depuis l’entrée en vigueur de la CITES, le 1er juillet 1975, mais de la première sur ce continent depuis 2000.

Note aux rédacteurs: Pour plus d’informations, veuillez contacter Liu Yuan au +41 22 917 8130 ou yuan.liu@cites.org.

Au sujet de la CITES

Avec 181 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.
 
La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.
 
La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973.
 
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