La CITES accélère ses efforts de protection des requins, 40 ans après Les dents de la mer

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La CITES accélère ses efforts de protection des requins, 40 ans après Les dents de la mer

2015 marque le 40e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) — il y a 40 ans, le public découvrait le grand requin blanc, façon Hollywood, dans Les dents de la mer

 

Couverture de l’édition de Time Magazine du 23 juin 1975

Genève, 30 juin 2015: Quelques jours après le lancement de la superproduction de Steven Spielberg, ‘Les dents de la mer’, en juin 1975, la CITES entrait en vigueur.

“Soumettre aujourd’hui certains requins, y compris le grand requin blanc, aux contrôles CITES du commerce témoigne de l’évolution considérable des mentalités depuis que le film ‘Les dents de la mer’ a terrifié les adeptes de la plage. Nous savons maintenant que les requins ont plus à craindre de nous que nous n’avons à craindre d’eux et la CITES a été chargée de faire en sorte que ces animaux magnifiques ne soient plus surexploités par le commerce international” déclare John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES.

Le film ‘Les dents de la mer’ aurait perpétué des stéréotypes négatifs et trompé le public sur le rôle des requins et leur comportement. Ces perceptions sont, toutefois, en train de changer, en particulier à la lumière des connaissances scientifiques sur l’exploitation non durable de certaines espèces de requins qui pourrait les pousser à l’extinction.

C’est dans ce contexte de perceptions changeantes et d’avancées scientifiques que la CITES est intervenue pour inscrire huit espèces de requins et les soumettre aux contrôles CITES du commerce, notamment cinq espèces inscrites en 2013, afin de garantir que tout commerce international de ces espèces reste légal, durable et traçable.

Une étude récente sur la gestion des pêcheries au requin mentionne la CITES comme la seule mesure juridiquement contraignante en vigueur à ce jour.

Pour célébrer l’entrée en vigueur de la CITES, le 1er juillet 1975, le Secrétariat CITES lance deux publications qui éclairent un peu plus ses travaux visant à garantir la conservation et l’utilisation durable des requins, à savoir:

  • une brochure intitulée “Implementing CITES listings of sharks and manta rays 2013-2016”, qui décrit les efforts déployés à ce jour ainsi que les plans pour la 17e session de la Conférence des Parties en 2016 (CoP17, Afrique du Sud); et
     
  • une brochure numérique, contenant le résumé des résultats d’une étude récente sur l’évaluation des capacités, commandée par la CITES et conduite dans des pays choisis, en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Les espèces de requins ne sont que quelques-unes des 35 000 et quelques espèces d’animaux et de plantes sauvages inscrites à la Convention pour faire en sorte que le commerce international ne menace pas leur survie, sachant qu’il importe de maintenir une espèce dans toute son aire de répartition, à un niveau correspondant à son rôle dans l’écosystème où elle se trouve.

Activité spéciale coparrainée par l’Allemagne et la CITES, avec la CMS et la WCS, le 30 juin
 
À l’occasion de la 39e session du Comité du patrimoine mondial, une activité parallèle de haut niveau, coparrainée par l’Allemagne et le Secrétariat CITES, avec la Convention sur les espèces migratrices et la World Conservation Society, a eu lieu à Bonn pour parler des menaces que constituent le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages dans les biens du patrimoine mondial d’Afrique et des efforts collaboratifs en cours pour lutter contre ces crimes. La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et le Secrétaire général de la CITES, John E. Scanlon, ont mis l’accent sur ces menaces dans un éditorial conjoint, publié en juin 2013. L’activité parallèle répond aux décisions prises à la 38e session du Comité du patrimoine mondial qui appelaient le Centre du patrimoine mondial à renforcer sa coopération avec le Secrétariat CITES.

 

Note aux rédacteurs: Pour plus d’informations, veuillez contacter Liu Yuan au +41 22 917 8130 ou yuan.liu@cites.org.

Au sujet de la CITES

Avec 181 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages. Des milliers d’espèces font l’objet d’un commerce international et sont utilisées par l’homme dans sa vie quotidienne pour se nourrir, se loger, se soigner, ainsi que pour l’écotourisme, les cosmétiques ou la mode.
 
La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.
 
La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973.
 
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