Les experts établissent un nouvel ensemble de mesures régionales de gestion et de conservation pour le lambi

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT

 

Les experts établissent un nouvel ensemble de mesures régionales de
gestion et de conservation pour le lambi

Le lambi est un grand mollusque que l’homme pêche pour se nourrir et qui est présent dans
toute la mer des Caraïbes et dans le golfe du Mexique

Panama, le 20 novembre 2014 – Quelque 50 experts et autorités nationales de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) représentant 23 gouvernements et organisations internationales et nationales se sont réunies à Panama, du 18 au 20 novembre 2014, sous l’égide du groupe de travail CFMC/OSPESCA/COPACO/CRFM[1]sur le lambi. Les participants ont établi un nouvel ensemble de mesures régionales harmonisées pour la gestion et la conservation de ce grand mollusque dont la population décline dans certaines zones du fait de la surpêche.

Lors de sa deuxième réunion, le groupe de travail[2]a examiné un projet de plan de gestion et de conservation du lambi comprenant 26 mesures potentielles et déterminé celles qui contribueraient le mieux à la viabilité des stocks et des moyens de subsistance des pêcheurs de lambi.

Les experts ont estimé que quelque 16 mesures pouvaient faire l’objet d’une harmonisation au niveau régional et ont recommandé qu’il soit discuté de ces mesures en 2015 avec toutes les parties prenantes concernées au niveau national dans les États de l’aire de répartition du lambi. La plupart des mesures désignées sont déjà appliquées au niveau national par une majorité d’États de l’aire de répartition du lambi. L’adoption d’un ensemble définitif de mesures de gestion harmonisées au niveau régional devrait avoir lieu lors de la 16e session de la Commission des pêches pour l’Atlantique Centre-Ouest (COPACO) et la 17e Conférence des Parties à la CITES en 2016.

Le groupe de travail faisait suite aux décisions adoptées par la 16e Conférence des Parties à la CITES (2013) et à la recommandation WECAFC/15/2014/3 sur le lambi adoptée par la COPACO, et ses experts sont également parvenus à un accord sur l’utilisation de facteurs de conversion harmonisés au niveau régional pour les divers degrés de traitement de la chair de lambi et d’un format pour les évaluations effectuées dans le cadre de la délivrance des avis de commerce non préjudiciable. Par ces avis, la CITES impose de démontrer que le lambi exporté est issu d’une ressource bien gérée et que l’exportation n’est par conséquent pas préjudiciable aux stocks.

Dans les années à venir, le groupe de travail entend continuer d’informer sur les mesures de gestion et de conservation dont sont convenus les experts, la mise au point d’une procédure de « chaîne de surveillance » pouvant faire l’objet de contrôles et destinée à assurer le suivi des prises du lieu où elles ont été faites jusqu’à leur destination finale, et le renforcement de la sensibilisation et des capacités des pêcheurs en matière de sécurité en mer en abordant en particulier la question de la gestion des risques dans le cadre de la plongée avec bouteilles à air comprimé pratiquée pour pêcher le lambi.

Le groupe de travail conjoint a été établi par la COPACO en février 2012 à l’occasion de sa 14e session et cette 2e réunion a été coorganisée et parrainée par le CFMC du ministère du commerce des États-Unis d’Amérique, le Secrétariat CITES, la COPACO et la FAO[3].

Informations générales sur le lambi

Réparti dans toutes les Caraïbes, de la Floride à la côte nord de l'Amérique du Sud, le lambi vit dans les eaux territoriales d'au moins 36 pays et territoires dépendants. L'espèce préfère les fonds sableux en eau peu profonde et propre, mais on peut la rencontrer jusqu'à 100 m de profondeur. En novembre 1992, Strombus gigas a été inscrit à l'Annexe II de la CITES, ce qui implique qu'un permis CITES doit être délivré pour toute exportation.

L'homme pêche le lambi depuis des siècles pour se nourrir mais depuis quelques décennies seulement, une importante pêche commerciale s'est développée, principalement pour répondre à la demande internationale croissante de chair de ce mollusque. Aujourd'hui, l'espèce est l'une des ressources de la pêche les plus importantes dans les Caraïbes avec une valeur annuelle brute estimée à 60 millions de dollars. Les coquilles sont elles aussi utilisées; elles sont vendues aux touristes comme curiosités et comme souvenirs. Elles sont cependant généralement considérées comme un sous-produit du commerce de la viande.

Ces dernières décennies, la forte pression de la pêche a entraîné le déclin des populations et l'effondrement des stocks avec pour conséquence la fermeture totale ou temporaire de la pêche dans plusieurs pays ou territoires dépendants: Antilles néerlandaises, Bermudes (R.-U.), Colombie, Cuba, Florida (USA), Iles Vierges américaines (USA), Mexique et Venezuela.

Le lambi est l'une des sept espèces de la famille des strombidés qui vivent dans l'Atlantique ouest. Il est connu sous différents noms dans son aire de répartition: botuto ou guarura (Venezuela), cambombia (Panama), cambute (Costa Rica), caracol abulon (Guatemala), caracol gigante (Honduras), caracol pala (Colombie), caracol rosado (Mexique), carrucho (Porto Rico), cobo (Cuba), et lambi (Hispaniola et Antilles françaises).

Note aux éditeurs : Pour plus d’informations, contactez Juan Carlos Vasquez au +4179-552 27 32 (portable), ou juan.vasquez@cites.org

Des informations supplémentaires sur la réunion et ses résultats peuvent être obtenues auprès de M. Miguel Rolon (CFMC) à l’adresse miguel_rolon_cfmc@yahoo.com, ou de M. Raymon van Anrooy (COPACO) à l’adresse WECAFC-Secretariat@fao.org

Au sujet de la CITES

Avec 180 États membres, la CITES reste l’un des instruments les plus puissants au monde pour la conservation de la biodiversité par la réglementation du commerce de la faune et de la flore sauvages.

La CITES règlemente le commerce international de près de 35 000 espèces de plantes et d’animaux, y compris de leurs parties et produits, assurant leur survie dans la nature au bénéfice tant des populations locales qui conservent ainsi leurs moyens de subsistance que de l’environnement mondial. Le système de permis CITES a pour but de veiller à ce que le commerce international des espèces inscrites aux annexes CITES soit durable, légal et traçable.

La CITES a été adoptée à Washington D.C. le 3 mars 1973. L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mars Journée mondiale de la vie sauvage.

Pour en savoir plus sur la CITES consulter www.cites.orgou les pages suivantes:

www.facebook.com/CITES
www.twitter.com/citesconvention
www.youtube.com/citesvd
www.flickr.com/cites

 

[1]Il s’agit d’un groupe de travail spécifique consacré à plusieurs espèces du Conseil de gestion des pêcheries antillaises (CFMC), de l’Organisation du secteur des pêches et de l'aquaculture de l'isthme centraméricain(OSPESCA), de la Commission des pêches pour l’Atlantique Centre-Ouest (COPACO) et du Mécanisme régional de gestion des pêches des Caraïbes (CRFM).

[2]Le groupe de travail conjoint a été établi par la COPACO en février 2012 à l’occasion de sa 14e session et cette 2e réunion a été coorganisée et parrainée par le CFMC du ministère du commerce des États-Unis d’Amérique, le Secrétariat CITES, la COPACO et la FAO.

[3]Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)