La FAO et la CITES soutiennent les pays asiatiques dans la mise en œuvre des nouvelles inscriptions de requins aux annexes CITES

Genève, le 12 juin 2014 :  L’atelier régional destiné aux principaux États asiatiques pratiquant la pêche et le commerce du requin s’est tenu à Xiamen, en Chine, du 13 au 15 mai 2014.  Des représentants de la CITES et des autorités chargées de la pêche dans treize importants pays pratiquant la pêche au requin (la Chine, les Émirats arabes unis, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, la Malaisie, les Maldives, le Pakistan, la République de Corée, Singapour, le Sri Lanka, la Thaïlande et le Yémen) ont participé à la réunion et adopté la déclaration de Xiamen.  La Commission européenne et le Japon étaient représentés en tant qu’observateurs.

L’atelier était hébergé par l’Administration d’État des forêts (l’Organe de gestion CITES pour la Chine), en coopération avec le Bureau des pêches et de l’application du droit de la pêche, relevant du Ministère chinois de l’agriculture, et a été ouvert par M. Liu Dongsheng, Directeur adjoint de l’Administration d’État des forêts, M. Zhao Xingwu, Directeur général du Bureau des pêches et de l’application du droit de la pêche, Ministère de l’agriculture et M. John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES (voir l’Allocution prononcée par le Secrétaire général de la CITES).

Les délégués ont passé en revue la situation des requins ainsi que les régimes juridiques, administratifs et de gestion applicables en matière de pêche au requin dans leurs eaux et dans la haute mer adjacente et examiné les difficultés et possibilités engendrées par les nouvelles inscriptions aux annexes CITES.

Par la déclaration de Xiamen, ils ont fait connaître leur détermination à parvenir à mettre en œuvre les nouvelles inscriptions de requins et raies manta aux annexes CITES et sont convenus d’une liste de mesures prioritaires, qui figure dans le rapport de l’Atelier consultatif régional pour les Etats asiatiques sur l’évaluation des capacités pour la mise en œuvre des nouvelles inscriptions de requins et de raies manta aux annexes CITES, qui sera bientôt disponible.

(Les participants à l’Atelier consultatif régional sur l’évaluation des capacités pour la mise en œuvre des
nouvelles inscriptions de requins et de raies manta aux annexes CITES. Xiamen, Chine, 13–15 mai 2014)

À la 16e session de la Conférence des Parties (CoP16) qui s’est tenue à Bangkok, Thaïlande, en mars 2013, les Parties ont décidé d’inclure cinq espèces de requins à l’annexe II de la Convention – le requin à longues nageoires (Carcharhinus longimanus), le requin marteau halicorne (Sphyrna lewini), le requin marteau tiburo (Sphyrna mokarran), le requin marteau commun (Sphyrna zygaena) et le requin taupe commun (Lamna nasus), ainsi que les raies manta (Manta  spp.) – ce qui signifie que le commerce international de spécimens de ces espèces ne pourra être pratiqué qu’avec un permis CITES confirmant que lesdits spécimens ont été capturés de façon légale et durable, et que ce commerce devra faire l’objet d’un rapport au Secrétariat CITES.

Reconnaissant que la mise en œuvre de ces inscriptions nécessitait certains aménagements, les Parties ont décidé que l’entrée en vigueur de l’inclusion de ces taxons à l’annexe II devait être repoussée de 18 mois, soit au 14 septembre 2014.

Le Secrétariat CITES a reçu une contribution de 1,2 millions d’euros de l’Union européenne pour soutenir ces nouvelles inscriptions de requins et de raies manta et nous partageons une partie de ces fonds avec la FAO – ainsi qu’avec les consultants recommandés par celle-ci – pour appuyer la mise en œuvre des décisions prises par les Parties à la CITES à l’occasion de la CoP16 et favoriser le rapprochement entre l’industrie de la pêche et la CITES dans les principaux pays pratiquant la pêche et le commerce du requin.  L’un des aspects de cette coopération consiste à organiser des ateliers consultatifs régionaux sur l’évaluation des capacités pour la mise en œuvre des nouvelles inscriptions d’espèces aquatiques aux annexes CITES.

Dans la déclaration de Xiamen, les participants à l’atelier ont :

  • recommandé aux pays africains pratiquant la pêche et le commerce du requin d’envisager d’avoir recours aux Mesures prioritaires pour la mise en œuvre des prescriptions de la CITES relatives aux requins et aux raies manta convenues lors de la réunion ;
  • reconnu la nécessité d’améliorer la collecte des données ; de renforcer les législations nationales, la lutte contre la fraude et la coopération internationale ; de renforcer les mesures de conservation et de gestion ; d’améliorer la formation et le renforcement des capacités/le développement des ressources humaines ; et de trouver des financements ;
  • encouragé tous les pays à collaborer étroitement avec les organes régionaux chargé de la pêche et à utiliser pleinement les réseaux régionaux existants de lutte contre la fraude touchant aux espèces sauvages en ce qui concerne les espèces maritimes inscrites aux annexes de la CITES ; et
  • appelé les Etats et donateurs à soutenir les pays asiatiques dans leurs efforts tendant à améliorer les mesures visant à mettre en œuvre la réglementation établie par la CITES pour les requins et les raies manta.

L’atelier a été apprécié par tous les participants.

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