La Conférence de la CITES s’ouvre sur fond d’appels à la lutte contre la surpêche, l’exploitation illégale des forêts et la criminalité liée aux espèces sauvages

Document non officiel
destiné uniquement aux médias

Les arbres et les espèces aquatiques, notamment les requins et les raies, sont au centre des débats.

Eléphants, rhinocéros, ours blancs, tortues d’eau douce, bois d’agar et bien d’autres plantes et animaux retiennent aussi l’attention.

Les hauts responsables de la lutte contre la criminalité sont réunis pour discuter de stratégies
intégrées pour faire cesser le braconnage et la contrebande des animaux et des plantes
les plus menacés. Le recours au scrutin secret et le financement seront aussi abordés.

Bangkok, 3 mars 2013 – La Convention sur le commerce international de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) tient sa conférence triennale à Bangkok, du 3 au 14 mars, pour décider des moyens d’améliorer le régime mondial du commerce des espèces sauvages en vigueur depuis 40 ans.

Près de 2000 délégués représentant plus de 150 gouvernements, des peuples autochtones, des organisations non gouvernementales et des entreprises privées sont attendus et débattront, entre autres, de 70 propositions d’amendement des règles applicables à certaines espèces. Bon nombre de propositions sont le fruit de l’inquiétude que suscitent l’escalade du braconnage et du trafic illégal d’animaux sauvages, la destruction des ressources marines et forestières de la planète due à la surpêche et à l’exploitation excessive des forêts, ainsi que des risques que la criminalité liée aux espèces sauvages représente pour la sécurité de la planète.

"2013 est l’année du 40e anniversaire de la CITES et sera une année cruciale pour les espèces sauvages de la planète. La CITES est connue pour prendre des décisions significatives qui ont un impact ‘sur le terrain’. La CITES, nul ne l’ignore, n’a pas peur d’aborder des questions sensibles, et des résultats de notre conférence mondiale de 2013 sur les espèces sauvages dépendra l’avenir de nombre d’espèces de plantes et d’animaux” a déclaré John E. Scanlon, Secrétaire général de la Convention.

Achim Steiner, Sous‐Secrétaire général de l’ONU et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a ajouté: "La CITES n’est pas moins pertinente aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a quarante ans – bien au contraire. Tandis que la surexploitation de la base critique des ressources naturelles de notre planète entraîne les pays dans une situation périlleuse, les espèces sont soumises à une pression de plus en plus forte.".

"Pourtant la CITES, comme plusieurs autres accords internationaux, ne manque pas d’exemples de pays qui saisissent l’occasion de s’acheminer vers un développement plus respectueux des ressources. Les résultats de Rio+20 et de réunions telles que cette conférence de la CITES offrent une occasion d’accélérer et d’élargir les changements positifs en faveur de l’environnement, avec des retombées sociales et économiques non négligeables," a‐t‐il ajouté.

Les 70 propositions soumises par 55 pays du monde entier ont pour but d’améliorer la conservation et l’utilisation durable d’espèces marines (dont plusieurs espèces de requins) et ligneuses (en particulier plus de 100 espèces de bois de rose et d’ébène de Madagascar), de la population de vigognes de l’Equateur, des ours polaires, des éléphants d’Afrique, des rhinocéros blancs, des tortues d’eau douce, des grenouilles, des crocodiles, des plantes ornementales et médicinales etc.

Les gouvernements examineront, rejetteront ou modifieront ces propositions afin d’amender les Annexes de la CITES à la Conférence des Parties. D’autres sujets seront également abordés: que peut faire encore la CITES pour combattre le commerce illégal d’ivoire de l’éléphant et de corne de rhinocéros; le Fonds pour l’environnement mondial doit‐il servir de mécanisme financier pour aider les pays à s’acquitter de leurs obligations au niveau national; quels sont les impacts potentiels des mesures de la CITES sur les moyens d’existence des pauvres des zones rurales, qui sont souvent les premiers concernés par l’utilisation et la gestion des espèces sauvages; faut‐il avoir recours au scrutin secret et convient‐il de faire du 3 mars, date de l’adoption de la CITES à Washington en 1973, la Journée mondiale des espèces sauvages.

Ces propositions sont souvent présentées par plusieurs pays, producteurs et consommateurs, et elles traduisent l’inquiétude de la communauté internationale face au déclin accéléré de la biodiversité résultant d’un commerce illégal et non durable d’espèces.

Les Annexes de la CITES regroupent des espèces menacées dont l’importation, l’exportation et la réexportation sont contrôlées par un système de permis (Annexe II), et des espèces qui sont déjà menacées d’extinction et dont le commerce est interdit (Annexe I).

70 propositions d’amendement des espèces inscrites à la CITES à examiner

Certains gouvernements proposent de retirer la réglementation CITES pour certaines espèces, faisant ainsi valoir le dynamisme des inscriptions et arguant des succès remportés par la CITES dans certains domaines clés 40 ans après son entrée en vigueur.

Cette année, les 70 propositions seront divisées comme suit:

  • Animaux: 48 propositions
  • Plantes: 22 propositions
  • Transfert de l’Annexe I à l’Annexe II: 10 propositions
  • Transfert de l’Annexe II à l’Annexe I: 12 propositions
  • Inscription à l’Annexe I: aucune
  • Inscription à l’Annexe II: 27
  • Retrait de l’Annexe I: 7, dont 6 espèces d’animaux éteintes
  • Retrait de l’Annexe II: 11, dont 4 espèces d’animaux éteintes
  • Annotations aux Annexes: 5

Note à la rédaction:

Pour plus d'informations, prendre contact avec Juan Carlos Vasquez au (+66 (0)85 332‐2469), juan.vasquez@cites.org ou avec Stefania Kirschmann, stefania.kirschmann@cites.org.

Informations générales pour les correspondants et les représentants des médias accrédités:

La CoP16 de la CITES se déroulera du 3 au 14 mars 2013 à l'adresse suivante:

Queen Sirikit National Convention Center (QSNCC)
60 New Rachadapisek Road, Klongtoey,
Bangkok 10110, Thaïlande
Tél.: (662) 229‐3000 – Fax: (662) 229‐3001
Courriel: info@qsncc.com
http://www.qsncc.co.th/

  • Zone d'exposition et médias: Zone C‐2e étage
  • Salle de conférences de presse: Auditorium, Zone A
  • Vous pouvez retirer votre badge au bureau d'enregistrement des médias les jours suivants:
  • Pour plus d'informations sur les procédures d'accréditation des médias qui désirent couvrir la Conférence de Bangkok – CITES CoP16, voir: http://www.cites.org/eng/cop/16/media_accreditation.php
  • Pour plus d'information sur la CITES, consulter son site Internet www.cites.org et sur les décisions de la CoP16 se connecter sur le site http://www.cites.org/eng/cop/index.php ou sur:

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