Le nouveau Fonds pour l’éléphant d’Afrique approuve un premier groupe de projets

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Participants à la première session du Comité directeur du Fonds
pour l’éléphant d’Afrique (12­14 décembre 2011,
Parc national Kruger, Afrique du Sud)

Genève, 21 décembre 2011 – La première session officielle du Comité directeur d’un fonds d’affectation spéciale technique pluridonateurs pour la mise en œuvre du Plan d’action pour l’éléphant d’Afrique a eu lieu au Parc national Kruger, en Afrique du Sud, du 12 au 14 décembre dans le but d’attribuer les ressources financières disponibles au premier groupe de projets éligibles.

Le Plan d’action pour l’éléphant d’Afrique et le Fonds pour l’éléphant d’Afrique ont été créés sous les auspices de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) étant entendu qu’ils devaient être développés par et pour les 38 pays où l’on trouve des éléphants d’Afrique. Le Fonds a été inauguré en août 2011 à la 61e session du Comité permanent CITES et a reçu, dans les premiers mois, environ 250 000 USD. L’Allemagne, la France et les Pays‑Bas y ont contribué. Des contributions supplémentaires devraient être versées sous peu par l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni.

John Scanlon, Secrétaire général du Secrétariat CITES, a déclaré: “Cette initiative nouvelle et novatrice en faveur de la conservation des éléphants d’Afrique a un potentiel énorme. Je suis tout particulièrement heureux de voir que les Etats de l’aire de répartition de l’éléphant d’Afrique, avec les Etats donateurs, ont décidé de moyens extrêmement pratiques de procéder et de faire fonctionner le Fonds”. “Le Fonds est désormais en place et en activité et nous appelons tous les donateurs – gouvernements, le Fonds mondial pour l’environnement, la Banque mondiale, les organisations intergouvernementales, les organisations non gouvernementales, les entreprises privées ou les particuliers – à aider à conserver les éléphants d’Afrique en contribuant au Fonds pour l’éléphant d’Afrique.”

Durant les trois jours de la session, les membres du Comité présents – Afrique du Sud, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Kenya, Nigéria et Soudan représentant les Etats de l’aire de répartition, ainsi que l’Allemagne et les Pays‑Bas pour les pays donateurs – ont réparti 150 000 USD entre six projets de conservation de l’éléphant, en respectant un équilibre régional dans les quatre sous‑régions du continent. Les activités sélectionnées vont de l’investigation des marchés illégaux de l’ivoire au niveau régional à l’atténuation des conflits homme-éléphant au niveau local, en passant par la fourniture d’équipement pour les gardes et le renforcement de la gestion d’aires protégées d’importance critique.

Un éléphant d’Afrique dans le Parc national Kruger,
Afrique du Sud (le lieu de la session)

L’Afrique du Sud, qui préside le Comité directeur du Fonds pour l’éléphant d’Afrique, a déclaré: “Les résultats positifs de la première session du Comité directeur du Fonds pour l’éléphant d’Afrique sont le signe de l’engagement des Etats de l’aire de répartition de l’éléphant d’Afrique à collaborer pour garantir la conservation des éléphants d’Afrique à l’échelle du continent.” “Les propositions de projets examinées par le Comité sont le reflet des défis majeurs auxquels font face les Etats de l’aire de répartition lorsqu’ils gèrent leurs populations d’éléphants et il est clair que la mise en œuvre du Plan d’action pour l’éléphant d’Afrique nous aidera à relever ces défis de manière coordonnée et constructive.”

Le Plan d’action pour l’éléphant d’Afrique a pour objectif de sécuriser et restaurer, dans la mesure du possible, des populations viables d’éléphants dans leur aire de répartition actuelle et potentielle en Afrique, en reconnaissant leur potentiel à fournir des avantages écologiques, culturels et socio-économiques. Il a aussi pour objet de garantir un avenir sûr aux éléphants d’Afrique et à leurs habitats afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle d’élément à part entière de l’utilisation des sols dans l’intérêt des êtres humains. Les principaux objectifs stratégiques du Plan d’action sont les suivants:

  • Réduire l’abattage illégal des éléphants et le commerce illégal des produits d’éléphant;
  • Maintenir les habitats des éléphants et restaurer la connectivité;
  • Réduire les conflits homme-éléphant;
  • Améliorer la sensibilisation des acteurs clés, notamment les décideurs et les communautés locales parmi d’autres groupes d’intérêt, à la conservation et à la gestion des éléphants;
  • Renforcer les connaissances des Etats des aires de répartition en matière de gestion de l’éléphant d’Afrique;
  • Renforcer la coopération et la compréhension entre les Etats de l’aire de répartition de l’éléphant d’Afrique;
  • Améliorer la coopération et la collaboration des communautés locales à la conservation de l’éléphant d’Afrique; et
  • Veiller à ce que le Plan d’action du Fonds pour l’éléphant d’Afrique soit efficacement mis en œuvre.

Toutes les régions du continent africain au sud du Sahara où l’on trouve des éléphants sont touchées par le braconnage et le commerce illégal de l’ivoire. Ailleurs, il a été établi que les saisies d’ivoire illégal – surtout en Asie – sont originaires de pays d’Afrique de l’Est, de l’Ouest, centrale et australe. Outre le commerce de l’ivoire et l’abattage illégal, les éléphants d’Afrique sont confrontés à des menaces issues de l’abondance locale, de la perte et de la fragmentation de l’habitat et des conflits homme-éléphant. En conséquence, il est essentiel d’adopter une approche nationale, régionale et internationale de la gestion et de la conservation des éléphants.

Le Fonds a été créé en réponse à une décision de la Conférence des Parties à la CITES et il est hébergé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Il a pour fonction de soutenir la mise en œuvre d’un Plan d’action pour l’éléphant d’Afrique global et ambitieux qui a été adopté en 2010 par les 38 Etats de l’aire de répartition de l’éléphant d’Afrique.

La session a été organisée grâce à un appui financier de l’Allemagne ainsi qu’à un appui financier et logistique de l’Afrique du Sud.

Note aux éditeurs:

Pour d’autres informations, contactez Juan Carlos Vasquez, +41 22 917 8156 ou 41 79 552 27 32 juan.vasquez@cites.org.

ou

Lavinia Engelbrecht à l’adresse LEngelbrecht@environment.gov.za +27 12 310-3858

 

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