La CITES lève la suspension de commerce avec le Nigéria car le pays a intensifié ses efforts d’application des lois

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Les progrès du Pérou en matière de réglementation du commerce
de l’acajou à grandes feuilles sont également satisfaisants et l’estimation du prix de la corne
de rhinocéros au marché noir est rectifiée

Genève, 24 août 2011 – Le Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a annoncé aujourd’hui le retrait d’une recommandation de suspension du commerce avec le Nigéria en vigueur depuis 2005 pour cause de recrudescence du commerce illégal d’espèces sauvages et de laxisme dans la lutte contre la fraude.

La décision de lever la suspension a été adoptée par la 61e session du Comité permanent CITES qui a eu lieu à Genève la semaine dernière. Le Nigéria a nommé la National Environmental Standards and Regulations Enforcement Agency (NESREA) comme nouvelle autorité d’application de la CITES dans le pays et a promulgué de nouveaux règlements sur les espèces sauvages qui répondent intégralement aux exigences CITES; le pays peut désormais être classé dans la Catégorie 1 au titre du projet CITES sur la législation.

“Le Gouvernement de la République fédérale du Nigéria, dirigé par M. Goodluck Ebele Jonathan, GCFR, se dédie à son objectif de transformation. C’est avec une vigueur renouvelée que nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts pour remplir les obligations du Nigéria découlant de la CITES et de la myriade d’autres conventions auxquelles le Nigéria est Partie” a déclaré Mme Ngeri S. Benebo JP, Chef de la délégation du Nigéria à la 61e session du Comité permanent.

Le Secrétaire général de la CITES, John E. Scanlon, a déclaré: “la détermination, l’enthousiasme et la volonté politique démontrés par le Nigéria, en particulier depuis l’année dernière, méritent reconnaissance et appréciation. Nous sommes encouragés par l’engagement ferme et constant du Gouvernement du Nigéria à appliquer la Convention.”

L’approche péruvienne pour l’acajou à grandes feuilles est donné en exemple

Le Comité a également reconnu les progrès accomplis par le Pérou depuis six ans pour établir des quotas d’exportation restrictifs pour le bois et des systèmes de vérification fiables afin de garantir que le prélèvement soit durable et le commerce légal. Le Pérou n’est plus le principal exportateur d’acajou à grandes feuilles. En effet, le Guatemala, la Bolivie et le Mexique sont désormais les trois principaux exportateurs de ce bois précieux. Les leçons tirées du modèle péruvien pourraient, à l’avenir, être appliquées à d’autres Etats de l’aire de répartition de l’acajou.

Prix de la corne de rhinocéros au marché noir

M. Oystein Storkersen, Président du Comité permanent CITES, souhaite préciser que le prix estimé d’un kilo de corne de rhinocéros au marché noir est inférieur à USD 50 000. La confusion née lors de l’entretien de vendredi dernier avec les médias tient à une question de monnaies car le Président avait fait son calcul en couronnes norvégiennes et non en dollars des Etats-Unis.

La CITES décide en outre de lever une recommandation de suspension du commerce de l’if de l’Himalaya (Taxus wallichiana) de l’Inde, un arbre qui a d’importantes utilisations pharmaceutiques.

Note aux éditeurs: Pour d’autres informations, veuillez contacter Juan Carlos Vasquez à +41 22 917 8156 ou 41 79 552 27 32 (mobile) ou juan.vasquez@cites.org.

 


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