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Déclaration du Secrétaire général
de la CITES quant aux préoccupations exprimées
au sujet d’orangs-outans confisqués
Genève, 20 mai 2010
Le Secrétariat a reçu récemment un certain
nombre de courriers électroniques demandant instamment
le renvoi en Indonésie de 11 orangs-outans confisqués
en février 2009 par l’organe de gestion CITES de
la Thaïlande.
Exerçant ses responsabilités en matière
de promotion de l’application de la Convention ainsi que
d’évaluation et de communication des informations
pertinentes, le Secrétariat a contacté l’organe
de gestion thaïlandais au sujet de ces messages. Celui-ci
a répondu immédiatement, déclarant que les
animaux avaient été bien traités depuis
leur confiscation et que les analyses ADN avaient montré qu’il
s’agissait d’orangs-outans de Bornéo. Il a
indiqué au Secrétariat que les organes thaïlandais
et indonésien s’étaient consultés
au sujet d’un éventuel renvoi de ces animaux – les
deux pays s’étant déjà mis d’accord
pour le renvoi d’un certain nombre d’orangs-outans
il y a trois ans. L’organe de gestion thaïlandais
a en outre déclaré qu’il avait adressé au
début de ce mois un courrier officiel à l’organe
de gestion CITES de l’Indonésie afin de lui demander
s’il était d’accord pour que les animaux soient
renvoyés à ses frais – comme le prévoit
l’Article VIII de la Convention.
Le Secrétariat est également en contact avec l’organe
de gestion indonésien à ce sujet.
Comme le stipule la Convention, c’est à l’État
qui a procédé à la confiscation qu’il
appartient, après avoir consulté l’État
d’exportation, de déterminer quel est le lieu de
sauvegarde le plus approprié, à long terme, pour
les animaux confisqués. L’État qui a procédé à la
confiscation peut consulter le Secrétariat chaque fois
qu’il le juge souhaitable, mais le Secrétariat de
la CITES n’a pas le pouvoir de décider de la destination
finale des animaux confisqués.
L’organe de gestion thaïlandais a indiqué que
son enquête sur les événements ayant conduit à la
confiscation des 11 orangs-outans suivait son cours. Le rôle
du Secrétariat en ce qui concerne l’application
de la législation nationale est par nature un rôle
de soutien, consistant pour l’essentiel à échanger
des informations sur les allégations de violations, à contribuer
au renforcement de la capacité de faire respecter la législation
et à faciliter l’engagement d’une action coordonnée
par les États intéressés. Dans ce contexte,
le Secrétariat propose et fournit un appui technique aux États
afin de les aider dans leurs enquêtes et dans la poursuite
en justice de personnes ou d’organisations suspectées
d’avoir violé la Convention et la législation
nationale pertinente.
Les courriers électroniques adressés au Secrétariat
soulèvent également des questions en ce qui concerne
le respect de la Convention. Le Secrétariat apporte son
soutien aux autres organes CITES afin de les aider à s’acquitter
de leurs fonctions relatives au contrôle du respect de
la Convention. Il conseille et assiste les Parties dans l’exercice
de leurs obligations CITES et il fait des recommandations sur
le respect de la Convention. Les mesures relatives au respect
de la Convention ne peuvent toutefois être prises que par
la Conférence des Parties ou son Comité permanent.
John Scanlon
Secrétaire général de la CITES |