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COMMUNIQUE DE PRESSE
Réunion de L’ONU
pour contrer l’escalade
du braconnage de rhinocéros
Nairobi/Genève, le 18 novembre 2008 – Pour tenter
de stopper l’escalade du braconnage de rhinocéros
et démanteler les réseaux criminels impliqués
dans la montée du commerce illégal de leurs cornes,
l’équipe spéciale sur les rhinocéros
mise en place par la Convention sur le commerce international
des espèces de faune et de flore sauvages menacées
d'extinction (CITES), se réunira à Nairobi les 18
et 19 novembre 2008.
L’équipe spéciale CITES sur les rhinocéros
rassemble des cadres chargés de la lutte contre la fraude
en matière d’espèces sauvages d’Etats
de l’aire de répartition, de pays de transit et de
pays consommateurs afin de faciliter l’échange de
renseignements sur la criminalité liée aux rhinocéros.
Les pays et territoires suivants seront représentés
à la réunion: Afrique du Sud, Chine continentale,
Etats-Unis d’Amérique, RAS de Hong Kong, Inde, Kenya,
Mozambique, Népal, Thaïlande, Viet Nam, Yémen
et Zimbabwe. Parmi les responsables impliqués, il y aura
des cadres des autorités CITES, des douaniers et des policiers,
un agent spécial et un agent des parcs nationaux. Des représentants
du Secrétariat CITES, d’Interpol, de l’équipe
spéciale de l’Accord de Lusaka et de l’Office
des Nations Unies contre la drogue et le crime seront également
présents.
Commentant l’importance de cette réunion, Willem
Wijnstekers, Secrétaire général de la CITES,
a déclaré que “l’escalade du braconnage
de rhinocéros de ces dernières semaines compromet
la réussite de l’action de conservation menée
par des pays d’Afrique et d’Asie depuis plus de 20
ans. Bien que les populations de rhinocéros soient en augmentation
dans certaines régions, il n’y a pas lieu de faire
preuve d’autosatisfaction".
Les rhinocéros sont braconnés pour leurs cornes,
utilisées dans des remèdes traditionnels ou comme
manches de dagues. La CITES a interdit le commerce international
de ce produit en 1977. Après avoir beaucoup pâti
du braconnage dans les années 1980 et 1990, certaines populations
de rhinocéros ont commencé à se rétablir
en Afrique et en Asie après la mise en œuvre de programmes
de conservation. Toutefois, les conflits armés et l’instabilité
politique dans certaines parties de l’Afrique, ainsi que
la résurgence de la demande des marchés d’Asie,
ont sapé ces efforts dans certaines régions. Le
braconnage d’au moins 40 rhinocéros blancs a été
signalé cette année dans des parcs nationaux et
des réserves de gibier d’Afrique du Sud. Au Zimbabwe
et au Mozambique, le nombre d’abattages illégaux
a augmenté de façon dramatique ces derniers mois.
Quant au rhinocéros blanc du nord, que l’on trouve
en République démocratique du Congo, il est dans
une situation critique.
La CITES a déjà établi des équipes
spéciales de lutte contre la fraude pour s’attaquer
à la criminalité liée au tigre, aux faucons
et aux grands singes. Les réunions de ces équipes
ont permis de donner des orientations sur la collecte et l’analyse
d’informations et de renseignements, de dispenser une formation
spécialisée, et de mettre à disposition des
guides d’identification et des matériels de sensibilisation.
Les opportunités de travailler en réseau permettent
aussi aux agents de lutte contre la fraude du monde entier de
collaborer plus efficacement.
Le Secrétariat de la CITES est administré par
le Programme des Nations Unies pour l'environnement.
Note aux journalistes: Les membres de l’équipe
spéciale pourront être interviewés par les
médias à l’hôtel Fairview à Nairobi,
le mercredi 19 novembre 2008 à 17 heures.
Pour plus d’informations, contacter Nick Nuttall, porte-parole
du PNUE/chef des médias, tél.: +41 79 596 57 37,
ou courriel: nick.nuttall@unep.org.
Anne-France White, PNUE, chargée de l’information
associée; tél.: +254 (0)20 762 3088; mobile au Kenya:
+254 (0)728 600 494, ou courriel: anne-france.white@unep.org
Juan-Carlos Vasquez, CITES, chargé des médias,
tél.: +41-22-917-8156, ou courriel: juan.vasquez@cites.org.
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