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destiné uniquement aux médias
COMMUNIQUE DE PRESSE
La CITES demande une réunion avec le Premier Ministre indien,
M. Singh, pour discuter de la crise du tigre en Inde
Genève, le 12 avril 2005 – Préoccupé
par des rapports récents venant de l'Inde concernant le
déclin dramatique de certaines populations locales de tigres,
M. Willem Wijnstekers, Secrétaire général
de la Convention sur le commerce international des espèces
de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, a
écrit aujourd'hui au Premier Ministre indien, M. Manmohan
Singh, pour lui offrir le plein appui de la CITES dans la promotion
de mesures plus énergiques en faveur de la conservation
et de la lutte contre le braconnage.
M.
Wijnstekers a demandé a être reçu par le Premier
Ministre dès que cela lui sera possible afin d'accélérer
la coopération entre la CITES et l'Inde et impliquer davantage
la communauté internationale dans le traitement de la crise
du tigre. Vous pouvez accéder à une copie de cette
lettre en cliquant ici.
"Même si certains rapports alarmants venant de l'Inde
ne sont pas totalement exacts, il ne fait aucun doute que la faune
de l'Inde continue d'être pillée par les braconniers
et par des négociants sans scrupules" – a déclaré
M. Wijnstekers.
"Ces criminels qui s'attaquent à la faune exploitent
la pauvreté qui existe dans certaines zones rurales de
l'Inde, traitant les villageois comme pions et les utilisant pour
braconner les tigres et les léopards ou passer leurs peaux
en contrebande dans les pays voisins. Une structure criminelle
très organisée sous-tend la destruction des tigres;
à crime organisé, il faut une réaction organisée.
Nous, à la CITES, voulons être intégrés
à la réaction de l'Inde" – a-t-il déclaré.
La CITES est préoccupée depuis longtemps par la
menace grandissante qui pèse sur les derniers tigres de
l'Inde, qui résulte en particulier du commerce illicite
des peaux des tigres braconnés et de ceux abattus par suite
de conflits avec les hommes et leur bétail. En réponse
à ces préoccupations, le Secrétariat CITES
a prévu que la prochaine réunion de l'équipe
spéciale CITES sur le tigre se tiendrait lieu à
New Delhi du 17 au 19 mai.
Cette réunion donnera aux cadres de la CITES et à
ceux des douanes et de la police de la Chine, de l'Inde et du
Népal, l'opportunité de discuter du commerce illicite
des peaux de grands félins d'Asie. (L'on abordera sans
doute aussi la poursuite du commerce illicite de la laine de l'antilope
du Tibet, qui affecte ces trois pays.)
En Asie, alors qu'il y avait une population de plus de 100.000
tigres au 19e siècle, il n'en reste plus aujourd'hui, selon
les estimations, que quelque 5000 à 7000. En Inde, cette
population est estimée à 3500 à 3700 animaux
mais pourrait bien être surestimée.
L'aire de répartition du tigre va de l'Inde et de la
Russie jusqu'en Chine et en Asie du sud-est. La chasse au tigre
est à présent partout illégale et le commerce
international des tigres et de leurs produits est complètement
interdit par la CITES. Pourtant, la destruction de l'habitat continue
à un rythme rapide, des tigres vivants sont vendus illégalement
dans le commerce des animaux de compagnie exotiques, des peaux
de tigres sont vendues et achetées, et certaines parties
de cet animal sont recherchées comme apportant un bénéfice
présumé pour la santé.
Lors d’une réunion tenue à New Delhi en 2001,
l'équipe spéciale CITES sur le tigre avait préparé
des orientations sur l'obtention, l'analyse et la diffusion des
informations du renseignement, et sur les unités spécialisées
dans la lutte contre la fraude en matière d'espèces
sauvages. Elle a également été à l'origine
d'une initiative de formation qui a conduit à la tenue
d'un cours de deux semaines en 2002 à l'Académie
nationale de police de l'Inde, auquel ont participé 28
cadres de 12 pays de toute l'Asie.
Note aux journalistes: Pour plus d'informations, veuillez
contacter M. John Sellar (chargé de la lutte contre la
fraude à la CITES) au +41-22-917-82-93 ou à john.sellar@unep.ch,
ou Mr Michael Williams au +41-22-917-8242, +41-79-409-1528 (téléphone
portable) ou [a michael.williams@unep.ch.
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