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COMMUNIQUE DE PRESSE
Des scientifiques se réunissent
à Genève pour discuter du commerce
mondial des plantes sauvages
Genève, le 11 août 2003 – Le Comité
pour les plantes de la Convention sur le commerce international
des espèces de faune et de flore sauvages menacées
d’extinction (Convention de Washington, ou CITES) se réunira
à Genève du 12 au 15 août pour examiner comment
promouvoir la conservation et l’utilisation durable des
plantes sauvages rares et précieuses.
Des spécialistes représentant l’Afrique,
l’Asie, de l’Amérique, de l’Europe et
de l’Océanie, ainsi que des représentants
d’institutions scientifiques et d’ONG spécialisées,
examineront comment réglementer au mieux et promouvoir
la conservation et l’utilisation durable des orchidées,
de la griffe du diable, du bois d’agar, de Guaiacum
et d’autres plantes appréciées pour leur bois,
leurs qualités médicinales, ornementales ou autres.
Le Comité examinera l’intérêt qu’il
y aurait à alléger les contrôles exercés
sur les hybrides reproduits artificiellement de plusieurs genres
d’orchidées. Ces hybrides sont commercialisés
en quantités considérables, les pépinières
produisant chaque année plus de 35 millions de plants d’orchidées.
Or, le commerce n’a en soi aucun effet sur les populations
naturelles. Relâcher les contrôles actuels permettrait
aux agents chargés de lutter contre la fraude de se concentrer
sur la contrebande d’orchidées menacées d’extinction
qui sont soustraites illégalement à leurs habitats
naturels. Avec plus de 20.000 espèces réparties
dans 750 genres, les orchidées, que l’on trouve sur
tous les continents, forment la plus vaste famille de plantes.
La griffe du diable (qui tire son nom de la forme particulière
de ses graines) est une plante médicinale native de l’Afrique
du Sud, du Botswana et de la Namibie. Elle a un usage pharmaceutique:
elle sert à traiter l’artériosclérose,
le diabète, l’hépatite et d’autres maladies.
L’on estime qu’en Afrique australe, elle est la principale
source de revenus pour 20.000 foyers. Les ramasseurs ont des revenus
très faibles, de 0,80 à 2,10 dollars par kilo de
tubercules secs. Cette plante subit la pression de la surexploitation,
d’exportations accrues vers l’Europe, de pratiques
de récolte destructives et du surpâturage par le
bétail et les troupeaux sauvages.
Le bois d’agar est un produit obtenu à partir de
divers arbres du genre Aquillaria dont l’aire de
répartition s’étend de la Papouasie-Nouvelle-Guinée
au Viet Nam. Il résulte de la réaction des arbres
à une infection du bois par des champignons. Le bois d’agar
est utilisé pour produire de l’encens et des parfums,
principalement au Moyen-Orient. Un bois d’Aquillaria
de bonne qualité peut atteindre 10.000 dollars le kilo.
Une partie seulement du bois d’un arbre sur cinq est infecté
et le bois d’agar ne peut pas être détecté
sans que l’arbre soit abattu et coupé en fragments.
Cela entraîne un abattage indiscriminé qui menace
sérieusement la survie des espèces.
Le Comité abordera aussi la question de l’identification
et de la gestion de Guaiacum, genre d’Amérique
centrale comportant trois ou quatre espèces, qui est commercialisé
principalement pour son bois verdâtre et ses propriétés
médicinales.
Note aux journalistes: Pour plus d’informations,
veuillez contacter Laurent Gauthier à +41-22-7919442/41
ou à laurent.gauthier@unep.ch. Voir les documents officiels
sous: www.cites.org/fra/com/PC/index.shtml.
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