Des spécialistes abordent les menaces à certaines plantes de grande valeur, notamment des plantes médicinales


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COMMUNIQUE DE PRESSE

Des spécialistes abordent les menaces à certaines plantes de grande valeur,
notamment des plantes médicinales

Leyde, Pays-Bas, 13 mai 2002 - Préoccupé par la survie à long terme de certaines plantes rares appréciées pour leurs propriétés médicinales et autres, le Comité pour les plantes de la CITES est réuni à Leyde du 13 au 17 mai pour voir comment promouvoir la conservation et l'utilisation durable de plusieurs variétés de plantes.

Harpagophytum, appelé "griffe du diable" en raison de la forme de sa graine, est une plante médicinale originaire de l'Afrique du Sud, du Botswana et de la Namibie. Elle est utilisée en pharmacie pour traiter l'artériosclérose, le diabète, l'hépatite et d'autres maladies. Cette plante subit une surexploitation du fait de l'augmentation de ses exportations vers l'Europe, de pratiques de prélèvement destructrices, et du surpâturage par le bétail et les troupeaux sauvages.

Les Etats de l'aire de répartition d'Harpagophytum et les pays d'importation européens se sont réunis en Namibie en février pour discuter de l'avenir de ce genre et en évaluer l'état des populations, la répartition géographique et le volume du commerce. Le Comité pour les plantes se basera sur le rapport de cette réunion pour voir comment promouvoir au mieux le développement durable de cette plante, qui n'est pas soumise actuellement aux conditions du commerce CITES.

Le bois d'agar est un produit obtenu à partir de diverses espèces du genre Aquillaria, dont la répartition géographique va de la Papouasie-Nouvelle-Guinée au Vietnam. Il résulte de la réaction de ces arbres à une infection du bois due à un champignon. Le bois d'agar est utilisé pour produire de l'encens et des parfums, principalement au Moyen-Orient. Un bois d'Aquillaria de bonne qualité peut atteindre USD 10.000 le kg. Seule une partie du bois d'un arbre sur cinq est infectée et le bois d'agar n'est détectable que quand l'arbre a été abattu et coupé en fragments. Cela favorise l'abattage indiscriminé et représente une menace sérieuse pour la survie de ces espèces. Le Comité pour les plantes discutera des résultats d'études de terrain faites en Papouasie-Nouvelle-Guinée ainsi que du développement de l'analyse moléculaire du bois en poudre qui pourrait permettre d'identifier l'origine des arbres; il fera des recommandations en vue d'actions futures.

Guaiacum est un genre comprenant trois ou quatre espèces d'arbres d'Amérique centrale, dont le bois est commercialisé pour sa couleur verdâtre et ses propriétés médicinales. Le Comité pour les plantes abordera les questions d'identification du bois et examinera la proposition d'un pays d'inscrire ce genre à l'Annexe II de la CITES, qui réglemente le commerce par un système de permis.

Le Comité pour les plantes examinera aussi l'utilité de supprimer de l'Annexe II les hybrides de plusieurs genres d'orchidées reproduits artificiellement. Ces hybrides sont commercialisés en très grandes quantités mais le commerce lui-même n'a pas d'effets sur les populations naturelles. Le déclassement permettrait aux agents chargés de faire respecter la Convention d'accorder davantage d'attention aux aspects du commerce qui touchent davantage à la conservation de la nature.

Les recommandations du Comité pour les plantes seront soumises à la 12e session de la Conférence des Parties à la CITES, qui aura lieu à Santiago, Chili, du 3 au 5 novembre 2002.

Note aux journalistes: Pour plus d'informations, contactez Michael Williams à +41-22-917-8242, +41-79-409-1528 (téléphone cellulaire) ou michael.williams@unep.ch. Vous trouverez les documents officiels et d'autres informations sur le site du Secrétariat CITES: www.cites.org/fra/com/pc/index.shtml.